De notre envoyé spécial Khenchela, Kamel AmarniMoins d'une semaine après sa fracassante sortie de Tamanrasset lorsqu'il lançait que «Bouteflika ne partira pas», Abdelmalek Sellal revient à la charge à partir de Khenchela où il était hier mardi. «Nous sommes là et nous serons toujours là pour travailler et servir l'Algérie.» De plus en plus, la campagne pour le 4e mandat est prise à bras le corps par le Premier ministre.
Sellal, qui accélère le rythme de ses visites dans les wilayas, ne fait plus, désormais, que la promotion de la candidature de Bouteflika. «Vous me connaissez. Je ne suis pas là pour faire de la politique. Vous m'avez bien entendu le jour où je présentais le programme du gouvernement à l'Assemblée. J'ai déclaré, ce jour-là , que «Mayebka fel oued ghir hdjarou» (un dicton populaire qui signifie, en gros, qu'un fleuve ne retient que ses pierres, ndlr). Il ajoute, pour être mieux compris : «Et ces pierres-là , c'est nous !» L'on ne peut être plus clair, en effet. Comme dans un vrai meeting de campagne électorale, Sellal frappe d'emblée, lors de sa rituelle rencontre avec «la société civile». Pour commencer, il parle de sa dernière rencontre avec Bouteflika. «Vous avez tous vu à la télévision quand le Président Bouteflika nous avait reçu le 1er novembre dernier. Il m'avait demandé de lui parler de la situation générale dans le pays. Je lui ai répondu que tout va globalement bien, à l'exception de la pluie qui a tardé cette année. C'est alors qu'il me dira : rassure-toi : cette année, la pluie va être abondante et il y aura beaucoup de pétrole.» Le Premier ministre évoquera, comme d'habitude, «la décennie noire du terrorisme». C'est sa transition fétiche pour ressortir l'un de ses thèmes favoris de campagne : la «stabilité». «Certains diront que je suis en train d'exagérer. Moi je ne suis pas là pour faire de la politique. Je le dis et je le répète : il nous faut tous être reconnaissants à cet hommelà (Bouteflikak, ndlr) qui a réussi à stabiliser le pays. Franchement, sans un dirigeant de ce niveau-là , il n'y aura point de stabilité ni de développement.» Il cite comme d'habitude des chiffres comme ceux du taux de chèmage, la dette, etc., tout en prenant le soin de faire la traditionnelle comparaison «avant et après 1999». Pour le Premier ministre, la réalité est là . «Peu de gens ont réussi un tel niveau dans les réalisations ! Celui qui veut en débattre avec nous, nous sommes prêts.» Pour le patron de l'Exécutif, le cap est même mis sur l'avenir. C'est ainsi qu'il parlera d'un grand projet, un investissement lourd de l'Etat pour développer l'agriculture dans le sud de la wilaya de Khenchela. Avant de reprendre avec «le vif du sujet». A l'adresse des Khenchelis, il lancera : «Je vous le dis sincèrement : J'ai été directeur de campagne du Président Bouteflika. Croyez-moi, à chaque fois qu'il vient ici, et qu'après, il voit le résultats des élections, il reprend vie !». Mieux encore : «Votre appel lui est destiné, à lui. Et il nous écoute». Quelques «4e mandat» n'avaient d'ailleurs pas tardé à fuser de la salle
K. A.
Grosse pagaille à l'université
La halte de Sellal à l'université Abess-Laghrour de Khenchela, mardi matin, a failli provoquer quelques graves incidents et ce, en raison d'une organisation défaillante. En effet, des centaines d'étudiants attendaient la venue du Premier ministre pour lui transmettre des revendications pédagogiques comme le proclamaient des banderoles brandies à la dernière minute. «Non à la hogra, nous voulons des diplèmes de magister... » Tout se déroulait normalement jusqu'à ce que, en voulant quitter les lieux, les organisateurs avaient commis la bourde de fermer les portes vitrées pour empêcher les étudiants de suivre la délégation du Premier ministre. Or, une grosse poussée humaine a fait que ces portes volèrent en éclats, créant une grosse pagaille et quelques blessures parmi la foule, sans gravité heureusement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.lesoirdalgerie.com