Le journaliste et auteur Abdelwaheb Boumaza était ce samedi à Jijel où il a présenté à la librairie Ménia son dernier ouvrage Les corps en puent. Ainsi, après Had Ezzine et autres contes en 2007, Au pied du mur (2010) et Le mariage du loup 2014, notre confrère et ami Abdelwaheb Boumaza, revient cette année avec un recueil de nouvelles, imprimé en octobre dernier sur les presses de l'imprimerie Maugin de Blida.Ce recueil de 165 pages publié chez les éditions Kounouz Youghourtha, tire son titre de la nouvelle Les corps en puent ? que vous pouvez lire aussi Les corrompus ? publiée en 2011 sur le site de la Revue des Ressources (RDR). Onze des 28 nouvelles qui composent ce recueil ont publiées dans le journal El Watan entre 1997 et 2011 alors que trois d'entre elles l'ont été sur le site RDR en 2011. Abderezak Hellal, le préfacier de ce recueil disparu en 2014, écrira que «nous sommes ici au c?ur de la maîtrise de l'art et de la nouvelle, un art elliptique, dense, ramassé ; c'est le nuage qui annonce l'hiver, le froid qui coupe la langue en deux, le rivage qui transporte. En trois phrases, A. Boumaza narre l'indicible, installe une situation, insuffle la vie à ses personnages qu'il croise ou invente en arpentant cette Algérie ».
Très content de cette virée jijelienne, Hassan ? pour les intimes ? dira : «ça fait trois fois que je viens pour une vente-dédicace, c'est une ville qui m'a presque prise dans ses bras, parce qu'il y a l'appel du sang, j'en sûr !» Il considère qu'il y a une évolution dans l'écriture, précisant que c'est plutôt la manière ou la structure du texte, si bien que de deux vieilles femmes racontant la même histoire, on appréciera beaucoup plus l'une que l'autre.
Pour lui, «on ne peut pas inventer une histoire s'il n'y a pas au moins une introduction tirée de la réalité». Insistant sur la lecture et la particularité de la nouvelle et du conte, Boumaza rappellera que dans les journaux japonais qui tirent à des millions d'exemplaires, il y a chaque jour une ou deux nouvelles et leurs lecteurs ne s'abreuvent pas seulement d'informations mais lisent la nouvelle ou le conte du jour. Dans Cortège pressé, il repeint merveilleusement la conduite infernale d'un véhicule à Constantine en suivant le parcours de Mourad, un chauffeur de taxi surnommé Boudiner (boule de nerfs) alors que dans Kahloucha il s'attarde sur la vie d'immeuble à travers celle qu'on considère de m?urs légères mais qui au final sera la sauveuse de deux de ses voisins, ciblés par une attaque terroriste !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com