Jijel - A la une

Vent de panique à Jijel



Un vent de panique a soufflé sur la population à Jijel après le tremblement de terre de vendredi matin. Des citoyens ont passé la nuit de vendredi à samedi dans le froid et à la belle étoile, d'autres sont restés dehors jusqu'à une heure tardive de la soirée de peur d'être surpris par un nouveau séisme.C'est le cas notamment de la population d'El-Aouana qui a vécu un mouvement de panique après une réplique sismique, enregistrée samedi vers 22h.
"Après la secousse de 22h, les habitants ont eu peur, il y a eu un vent de panique et ils ont passé la nuit dehors. Certains sont restés jusqu'à 2h du matin à la belle étoile. À part cela, on ne déplore rien de grave, il n'y a pas eu de dégâts", indique le P/APC d'El-Aouana.
À Tabriht, à El-Milia, une cité sinistrée par de graves fissures apparues sur les façades des immeubles, les habitants ont tous passé la nuit loin de leurs foyers. Pour se chauffer, ils ont allumé un feu et sont restés dehors pratiquement toute la nuit.
Leur situation représente déjà un cas particulier, puisqu'avant même la survenue de cette panique générale, ils ont souvent quitté dans la précipitation leurs appartements de peur de les voir s'effondrer.
Le tremblement de terre de ce vendredi a davantage accentué leur angoisse dans ces blocs menaçant ruine. D'ailleurs, ils ont vainement attendu que des responsables leur rendent visite, surtout après avoir appris qu'une délégation ministérielle s'était rendue à Jijel pour s'enquérir de la situation après ce séisme.
Cette panique n'a pas épargné les résidences universitaires qui ont vécu une nuit des plus mouvementées. Se couvrant de couettes et de vêtements, les résidents et résidentes des CU se sont éloignés de leurs pavillons de résidence pour se prémunir contre un éventuel séisme. Devant cette situation, les contrôles universitaires, programmés pour samedi 25 janvier aux facultés de droit et des sciences de gestion, ont été reportés à demain (aujourd'hui, ndlr). Ce report fait suite, indique un responsable pédagogique de l'université Mohamed-Seddik-Benyahia de Jijel, à la demande des étudiants, "qui ont été perturbés la nuit à la veille de leurs examens".
Il faut, cependant, souligner qu'en l'absence d'informations rassurantes des autorités officielles ou de la communauté scientifique, le terrain a laissé libre cours aux rumeurs faisant état de répliques sismiques plus violentes qui ont été diffusées sur le Net.

Amor Z.
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