En 1970, des ingénieurs russes, sous les directives d'une société algérienne, la Sonarem en l'occurrence, avaient réalisé une étude dans la région, confirmant l'existence d'un gisement important de matière première pour céramique.
Connue pour être l'une des plus belles wilayas côtières du pays, Jijel recèle mille et une autres ressources naturelles dont la plupart ne sont pas exploitables. C'est le cas d'un gisement de matière première pour la fabrication de céramique, qui s'étend sur des dizaines d'hectares, dans la localité de Natour, commune de Bouraoui-Belhadef, dépendant de la daïra d'Al Anseur, totalement oubliée par les autorités locales et même par les autochtones. C'est ce que nous confiera Lemhazem Mohamed, un natif de la région, qui semble s'étonner qu'un tel potentiel soit mis aux oubliettes.
En effet, M. Lemhazem nous fera savoir qu'au début des années 1970, des ingénieurs russes, sous les directives d'une société algérienne, la Sonarem en l'occurrence, avaient réalisé une étude dans la région, confirmant l'existence d'un gisement important de matière première pour céramique et dont la durée d'exploitation pourrait bien dépasser les 5 décennies. Une découverte qui n'a malheureusement pas été suivie d'une exploitation par la Sonarem, malgré l'importance du gisement. Notre interlocuteur nous expliqua que le maire d'El Anseur, dont dépendait à l'époque la localité de Natour, avait tout fait pour que l'exploitation démarre et qu'elle devienne une source de revenus pour la commune et ses habitants, mais en vain. Il décida alors de clôturer la zone exploitable et d'y affecter un gardien.
Des années sont passées, le gisement n'est toujours pas exploité et les clôtures ont sauté. Le lieu se transforma en pâturage et le gisement a été complètement oublié, sauf par M. Lemhazem et les rares autochtones, qui espèrent, en rafraîchissant les mémoires, que les autorités locales daignent enfin faire le nécessaire pour exploiter le gisement et donner du travail aux rares habitants d'une localité que les citoyens fuient, d'une part pour cause de terrorisme, et d'autre part, pour absence totale
Une exploitation qui rendra certainement service à des centaines de familles de la commune de Bouraoui-Belhadef et des localités voisines et qui devrait rapporter une manne financière considérable à l'une des plus pauvres communes de la wilaya de Jijel, d'autant plus que deux sociétés de fabrication de céramique sont implantées non loin de là, une à El Milia (30 km) et l'autre dans la wilaya de Mila (80 km).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T A S
Source : www.elwatan.com