Notre pays trouve ses racines dans les temps les plus reculés de l'histoire, et de la préhistoire, au regard de l'abondance des sites et vestiges existants sur son territoire, dont la plus grande partie se trouve encore enfouie dans ses entrailles.
Le colloque national du patrimoine archéologique qui se déroule en deux jours (les 5 et 6 du mois en cours) au musée national Cirta, s'est penché cette fois-ci sur les différents travaux effectués sur des sites et des monuments funéraires, ainsi que sur les objets anciens qui renseignent de manière rigoureuse sur la vie quotidienne des diverses populations qui nous ont précédés. Plusieurs communications ont été livrées par des chercheurs en archéologie dont l'objectif principal est de sensibiliser et d'impliquer le citoyen dans la sauvegarde de ce patrimoine extraordinaire, qui, selon les spécialistes en la matière, est réellement en péril. Le vandalisme, le trafic et détournement à grande échelle, l'inconscience, l'incurie, la négligence'tout cela met en danger de disparition d'une identité millénaire.
Nous citerons, à titre illustratif, non exhaustif, quelques communications, dont celle de Salim Anane de l'université Alger 2, qui s'est axée sur le patrimoine culturel en tant que symbole de résistance face aux défis auxquels est confrontée l'identité nationale. «Dans son acception la plus large, le patrimoine en tant qu'élément essentiel dans la préservation de notre identité nationale et culturelle, est un facteur d'ancrage de ce que nous ont légué nos ancêtres comme us et coutumes ; c'est également un message porteur de valeurs positives pour toutes les générations présentes et à venir», a déclaré le conférencier qui a étayé ses propos par des photos de plusieurs sites faisant, ou ayant fait l'objet de réhabilitation ou d'assainissement, à l'exemple des bains romains d'Héliopolis (w. de Guelma), des mosaïques de Guerbès (w. de Skikda), et autres monuments notamment à Souk Ahras et Tizi Ouzou. L'intervention de la conservatrice du musée national Cirta, Mme Keltoum Dahou-Kitouni, s'est penchée sur le mobilier funéraire et autres pièces de poterie peintes en noir trouvés dans le mausolée de l'antique Jijel (Igilgili), entreposés actuellement au musée Cirta.
«Ces objets exhumés lors de diverses fouilles ayant duré 7 ans, à partir de 1935, remontent au 4ème siècle Av. J-C. ; ils nous renseignent de façon émouvante sur plusieurs valises historiques, comme la période préromaine, identifiée comme libyque-numide. Ainsi nous arrivons à avoir une idée très précise sur la vie quotidienne et économique de la ville de Jijel durant la période numide», a-t-elle commenté. Le professeur Mouloud Ounis, de l'université Alger 2, a relevé l'existence d'un ensemble de couronnes ioniques (grecques) éparpillées à Timgad, qui, selon lui, n'ont jamais fait l'objet de la moindre étude. L'objectif affiché du colloque, -qui a vu également la présence de la Gendarmerie nationale en tant que garante de la protection du patrimoine-, avec toutes ses communications, est une action de sensibilisation et de prise de conscience sur l'importance de nos trésors millénaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Hamadou
Source : www.elwatan.com