La campagne électorale pour les élections locales en vue du renouvellement des Assemblées locales a démarré timidement à travers les 28 communes de la wilaya de Jijel.Notre passage dans les communes de Jijel, Taher, Chekfa et El-Milia nous renseigne que le prochain rendez-vous électoral ne suscite pas l'intérêt des citoyens dont certains n'ont pas manqué de dire qu'il n'est pas en mesure de changer les choses en cette conjoncture de plus en plus difficile.
On ne se bouscule pas aux permanences électorales, les tableaux d'affichage des listes n'attirent pas grand monde.
Dans le quartier du Village-Moussa, non loin de l'école primaire Kahecha-Ahcen, des citoyens vaquaient à leurs occupations quotidiennes, un groupe de jeunes attablés à la terrasse du café Istanbul sirotent leurs cafés en feuilletant les journaux sportifs pour avoir des infos qur la prochaine confrontation de la sélection nationale contre Djibouti.
Mohamed, originaire de la commune de Djemaâ-Beni-Hebibi, cadre dans une administration publique à Jijel, nous a affirmé qu'«il y a des listes qui comportent des jeunes compétents, malheureusement, ils ne sont pas en mesure de changer les choses vu le cumul de l'héritage de la gestion précédente qui constitue un handicap de taille pour redresser les choses dans notre commune». Et d'enchaîner : «A Djemaâ-Beni-Hebibi, on a un sérieux problème d'indisponibilité des assiettes foncières pour l'implantation des équipements publics.» Et de poursuivre son récit : «La seule motivation dans ces joutes électorales est la recherche de l'intérêt personnel, quel que soit le candidat ou l'électeur», a-t-il souligné.
«La situation actuelle est vraiment difficile pour les futurs maires», a précisé Mohamed, qui suggère que « le maire soit désigné comme un directeur de l'exécutif qui est évalué par sa tutelle qui est habilitée à le sanctionner en cas d'infraction ou de le limoger en cas d'incapacité».
Lui emboîtant le pas, Fraes, archéologue de son état, originaire de Djimla, chef-lieu de daïra, attribue le faible taux d'affluence des citoyens au «cumul des promesses non tenues par les élus locaux précédents et à l'ignorance des futurs élus des revenus de la commune, ainsi que les comportements des citoyens qui croient que le P/APC lui seul est en mesure de leur régler leurs problèmes de logement et d'emploi. En plus, le prochain scrutin est surv
enu au moment de la cueillette des olives qui constitue une source capitale pour les citoyens de ces deux régions». Et de poursuivre : «A mon avis, le futur maire doit répondre à deux questions majeures, à savoir comment trouver de nouvelles sources financières pour sa commune, et comment créer des postes d'emploi au profit des jeunes chômeurs de sa commune. Par exemple, pour nous, le barrage de Tabelout pourrait être un outil pour développer la culture des arbres fruitiers dans les localités limitrophes dans les communes de Djimla et Beni Yadjis.»
Interrogé sur la forte présence des jeunes compétences dans les listes pour les prochaines élections locales, notre interlocuteur estime que «certes, il y a des jeunes candidats compétents diplômés et honnêtes, malheureusement, ils ne sont pas capables de gérer les affaires de la commune en raison de leur non-maîtrise des affaires juridiques liées au code des marchés publics, et les textes régissant les adjudications pour la location des biens communaux».
Interrogée sur l'importance des prochaines élections locales, Zahra, conseillère culturelle dans un établissement culturel, estime que le prochain rendez-vous électoral «ne changera rien car l'opération électorale avec sa configuration actuelle n'a pas permis de faire sortir des candidats capables d'apporter un plus ou changer la situation actuelle. Je ne compte pas aller voter car comment voter pour des élus qui ne sont même pas capables de résoudre le problème de la collecte des déchets ménagers dans la commune de Jijel», a-t-elle conclu.
Un avis partagé par Amel, cadre dans une structure culturelle, pour qui «le vote ne changera rien à la réalité des choses. Il y a eu plusieurs élections ces dix dernières années mais la situation n'a pas changé d'un iota. C'est pour cela que je ne compte pas aller voter le 27 novembre prochain».
Bouhali Mohammed Cherif
Extraction du liège
Une formation qualifiante au profit des jeunes
La Conservation des forêts a organisé récemment, en coordination avec le Centre de formation professionnelle de la daïra de Chekfa, un cycle de formation qualifiante concernant l'extraction du liège.
La formation s'étale sur une période de trois mois au profit de 38 jeunes sans niveau des localités enclavées dans la commune de Bordj-Thar, a-t-on appris auprès de Samir Benguerba, cadre au sein de la Conservation des forêts.
Le même responsable a souligné que ce cycle de formation, qui a comporté deux volets, l'un théorique et l'autre pratique, a suscité un grand intérêt chez les jeunes des régions de Sedat, Chouf et d'Anchid dans la commune montagneuse de Bordj-Thar, en raison de son impact économique.
De son côté, la directrice du Centre de formation professionnelle de la daïra de Chekfa nous a affirmé que ce cycle de formation, qui a ciblé deux groupes de jeunes chômeurs des zones reculées, s'inscrit dans le cadre de la convention-cadre signée entre le secteur de la formation professionnelle et la Conservation des forêts et dont l'objectif est de doter les jeunes de ces régions d'une qualification qui facilite leur insertion professionnelle.
Notre interlocutrice nous a souligné, par ailleurs, qu'elle compte refaire un autre cycle pour toucher un grand nombre de jeunes chômeurs dans ces régions, après l'aval de la tutelle et du partenaire, vu l'intérêt affiché par eux.
B. M. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouhali Mohammed Cherif
Source : www.lesoirdalgerie.com