
L'histoire de la mamie de Jijel abandonnée par ses dix enfants et rapportée par El Watan dans son édition du 5 janvier 2016 a connu son épilogue.Un bienfaiteur lui a offert un studio, suite à la chaîne de solidarité qui s'est organisée autour elle. «Notre grand-mère dort désormais au chaud dans un studio offert par un bénévole», annonce le professeur d'université qui a relayé son histoire sur sa page facebook LDE (les lundis de l'environnement).Après avoir mis en ligne un lien à partir duquel il est possible de visualiser la vidéo de son départ à son nouvel appartement, ce professeur a tenu à faire part de sa reconnaissance à El Watan. «Merci également à nos amis journalistes d'El Watan qui ont relayé l'histoire sur les pages du journal et ensuite avec leurs collègues des chaines télés», a-t-il écrit.Il est vrai qu'El Watan a été le premier média à s'intéresser au vécu de cette femme sur le trottoir, non loin du commissariat de police de la sureté de wilaya de Jijel. La publication de cet article a fait réagir les services de la direction de l'action sociale et de la solidarité (DASS), qui nous ont fait part des visites rendues à cette dame. Nous avons même été convié à une sortie avec ses services dans leurs randonnées nocturnes pour être témoins de leurs efforts pour s'occuper des SDF dans la ville de Jijel.La solidarité populaire est allée, cependant, plus loin que cette bonne volonté de la DASS de venir en aide aux laissés pour compte sur les trottoirs, car notre vieille-dame qui a fait réagir cet organisme est désormais prise en charge par des bienfaiteurs. Son histoire est rapidement devenue une affaire de tous, dés qu'elle est devenue connue des jijeliens.«Vu que du monde défile chez elle (y compris les chaines télé), nous avons préféré attendre que les esprits se calment pour lui rendre visite. Si cela vous intéresse, vous pouvez vous joindre à nous d'ici quelques semaines (le temps que les gens se remettent de leurs émotions) et puis surtout elle aura d'autres besoins (ravitaillement et habillement)», écrit encore notre professeur d'université sur sa page facebook pour appeler à plus de solidarité et de soutien à cette femme.En même temps qu'elle vivait sur le trottoir qu'elle retrouvait chaque soir, celle-ci a choisi de vivre sur les petits métiers qu'elle faisait dans l'entretien des ménages pour subvenir à ses petits besoins. A 70 ans, cette vieille dame est aujourd'hui au centre de tous les égards. Elle ne prie plus pour qu'il ne pleuve pas de peur que les torrents d'eau n'emportent ses petites affaires. Et c'est l'essentiel. «Merci encore une fois à ce peuple dont j'y crois beaucoup. Généreux, digne, mais on ne change pas de peuple qui émeut», écrit l'universitaire, qui a fait du sort de cette mamie comme il l'appelle son propre combat.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adam S
Source : www.elwatan.com