Jijel - A la une

Un déficit chronique en radiologues



Un déficit chronique en radiologues
La structure, dont les prestations couvrent sept wilayas, peine à recruter d'autres spécialistes, tentés, il faut le dire, par le privé qui leur propose des salaires nettement plus élevés.Structure ultramoderne équipée de surcroit des moyens radiologiques les plus sophistiqués, le centre régional d'imagerie médicale (CRIM) de Jijel, visité récemment par le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, fait face à un manque cruel de radiologues. «Ça va ça s'améliore, nous avons signé une convention avec un autre radiologue, qui vient une fois chaque jeudi, en plus d'un autre déjà en place depuis l'ouverture du centre», confie-t-on sur place.Face à cette situation, le ministre a demandé aux responsables concernés de recruter des radiologues. Il a même proposé de mettre cette structure à la disposition des établissements de santé de la wilaya. «Pour la rentabiliser davantage», a-t-il dit. De l'avis des initiés au fonctionnement de ce centre, cette proposition est loin d'être réalisable. Le manque de radiologues et l'éloignement des rendez-vous sont un handicap à la prise en charge des malades.Les affiliés à la CASNOS étaient même exclus de la prise en charge radiologique dans ce centre, avant qu'ils soient admis à bénéficier de ses prestations à la faveur de la convention signée entre cet organisme et la CNAS. «Nous allons réactiver cette convention», nous a, par ailleurs, déclaré le directeur général de la CASNOS, le Dr Youcef Acheuk Chawki, en marge de la visite du ministre à ce centre.En plus des prestations radiologiques fournies aux assurés sociaux des wilayas de Sétif, Bejaia, Mila, M'sila, Skikda et Bordj Bou Arréridj, en plus de ceux de Jijel, le centre a pour mission le dépistage précoce du cancer du sein chez les femmes âgées de 40 ans et plus.Il reste que l'impossible recrutement d'autres radiologues est pénalisant pour le CRIM, qui ne dispose pas encore d'un appareil d'IRM pour le rendre davantage plus performant, selon un technicien radiologue, qui aurait souhaité, selon ses dires, faire part de cet aléa au ministre.Au-delà du manque de cette spécialité, il faut reconnaitre que les radiologues ne courent pas les rues. «Ils ne viennent pas, ils sont tentés par le secteur privé qui leur miroite jusqu'à 400.000 DA de salaire, pendant qu'on ne leur offre qu'un peu plus du quart de ce montant», susurre-t-on face à cette impossible mission de recruter un autre spécialiste.
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