Jijel - A la une

Saturation des rendez-vous et longues attentes



Décrocher un rendez-vous de consultation spécialisée dans un cabinet médical privé à Jijel n'est plus une question de moyens. Cela relève beaucoup plus d'une mission de patience à supporter durant de longues heures d'attente dans des salles saturées de malades.Jadis apanage du secteur public, qui n'a plus à offrir à ses malades que des structures spoliées de leurs compétences, ces longues attentes sont désormais l'apanage du secteur privé. Se lever aux premières heures de la matinée et patienter souvent toute la journée pour son rendez-vous est l'unique issue pour passer en consultation.
Face à une telle situation, et tellement qu'ils n'ont plus de temps à offrir à leurs malades au-delà des horaires qu'ils passent à les consulter, certains médecins n'ont plus qu'à repousser les rendez-vous de consultation sur plusieurs semaines. Attendre un mois, voire plus, est la solution pour consulter chez un cardiologue ou un gynécologue.
Face à une telle avalanche de malades, des praticiens spécialistes passent la nuit à consulter leurs malades et ne ferment leurs cabinets qu'à une heure tardive. D'autres arrivent plutôt à l'aube dans leurs cabinets et ouvrent à 6h pour commencer une longue et harassante journée de consultations. Dans certains cabinets, c'est la pagaille qui règne en maître des lieux face au flux ininterrompu de malades.
Et c'est tellement le même constat qu'on peut faire chez un cardiologue que chez un gynécologue ou un traumatologue, pour ne pas évoquer le cas des radiologues, très sollicités, que la situation est devenue insupportable et pour le malade et pour le médecin.
Ainsi va le secteur privé de la santé que les pouvoirs publics ont voulu qu'il soit un segment complémentaire d'un secteur public quasi moribond, qui n'a plus, d'ailleurs, qu'à renvoyer ses cohortes de malades au premier. L'arrivée de contingents de médecins spécialistes dans le secteur étatique n'a pas absorbé la forte demande sur le secteur privé, qui supporte désormais à lui seul ce fardeau.
Délaissées par le secteur public, les spécialités médicales les plus demandées ne sont plus que du ressort exclusif du privé. Face à une telle galère, les organismes assureurs continuent de rembourser des miettes à leurs assurés au titre d'une consultation à 2000 DA. Quant aux examens radiologiques et biologiques coûtant les yeux de la tête, leur remboursement, s'il est insignifiant dans certains cas, n'est pas encore à l'ordre du jour dans d'autres cas.

Amor Z.
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