Depuis le lancement de la saison estivale, La pose d'affichettes sur n'importe quel support a pris des proportions inhabituelles à Jijel.En effet, il suffit de faire un tour en ville pour remarquer ces bouts de papier, carton ou morceau de bois sur lequel a été écrit un numéro de téléphone que les citoyens peuvent contacter pour réserver une villa, ou un appartement pour la location.
Sur les murs, les arbres, les poteaux, ces affichettes sont collées ou suspendues, pour attirer l'attention du visiteur. Mais la multiplication de ce genre de publicité pourrait renseigner sur des tendances contraires. La première supposition serait que l'offre est devenue importante ce qui justifierait cette rude concurrence.
Le cas échéant serait que la demande est bien moins importante que les espoirs nourris par les locataires d'un été. Contrairement aux années précédentes, la ruée des estivants a été moins importante durant le mois de juin, surtout celle des nouveaux mariés qu'on avait coutume de remarquer en cette période. Pour beaucoup, la prochaine arrivée du mois de Ramadhan, et l'attente des résultats du baccalauréat, justifieraient ce flux modéré d'avant juillet. D'aucuns pensent que la majorité des estivants choisiront le mois d'août qui enregistrera certainement le grand rush de cette saison.
Mais une autre raison pourrait avoir son pesant dans ces décisions tempérées. En effet, les prix pratiqués pour la location sont souvent dénoncés par les estivants qui les jugent exorbitants. Avec des tarifs allant de 3 500 à 7000 DA la nuit pour un appartenant, selon le nombre de pièces, certains n'hésitent pas à faire le parallèle avec les tarifs déboursés ailleurs, notamment en Tunisie avec beaucoup plus de commodités. Pour les villas, le tarif est nettement plus important, atteignant parfois les 200 000 DA le mois.
Mais il ne s'agit pas seulement de tarifs de location d'appartements ou de villas. L'obligation de payer à chaque coin de rue la place de parking ou encore un parasol et des chaises sur des plages squattées à des prix qui frisent la honte, font que nombre d'estivants, se disent floués et ne reviennent que par la nécessité de casser le rythme, et faire profiter les enfants. L'ouverture de la RN43 dans son tronçon allant de Sahel à Melbou dans la wilaya de Béjaïa, semble par ailleurs encourager les estivants à réinvestir la côte des Hammadites au détriment de celle du Saphir d'où la rahma séculaire a déguerpi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com