Jijel - A la une

Réfugiés subsahariens



Réfugiés subsahariens
La rigueur du climat à Jijel, caractérisé, ces jours ci, par une baisse de la température, un vent parfois glacial, des trombes d'eau et une humidité élevée, a finalement eu raison de l'insistance des réfugiés nigériens, installés aux abords de la gare intermodale de Jijel, depuis une cinquantaine de jours.La première vague a pris le départ dès mercredi dernier et une autre, a rallié le sud du pays le lendemain. La plupart des réfugiés qui ont eux-mêmes acheté les billets, avons-nous appris, ont rallié Ouargla et un faible pourcentage s'est dirigé vers Ghardaïa. Hier vers 16 h, sous une pluie battante, nous avons pu constater le départ d'une autre vague à destination de Ouargla. Le faible nombre qui reste encore ? une vingtaine ou trentaine de personnes ? demeure installé côté parking de la gare. Le départ total des réfugiés est attendu pour vendredi soir, puisqu'il y aura aussi des départs de bus, notamment vers Hassi Messaoud. Le cas échéant, les retardataires partiront ce samedi. Ainsi, la trentaine de personnes, principalement des enfants, composant cinq familles et qui dormaient à l'entrée ouest de la gare, ont pris le bus mercredi dernier. Le départ du deuxième groupe en petites vagues a débuté jeudi et s'est poursuivi vendredi. Avec ce départ tant souhaité, vu la fragilité des enfants devant des conditions climatiques aussi déplorables, ne nous empêchera pas de rappeler les formidables actions de solidarités ? et il faut s'en féliciter, dont ont été auteurs des jeunes, des associations, de citoyens qui ont tenu à venir en aide à ces misérables.Outre des groupes d'anonymes qui avaient assuré le petit déjeuner, distribué aux réfugiés, l'association El Fedjr d'aide aux malades cancéreux, Ouled El Kheir-Jijel et H'bab El Fedjr, ont assuré des repas chauds à la tombée de la nuit, comme nous avons eu à le constater sur place. On n'oubliera pas aussi Nass Jijel et Nass El Kheir Jijel et les nombreux anonymes qui ont aussi contribué par des gestes et des dons notamment des habits, des couvertures, des matelas et des vivres. Ces damnés des temps modernes que nous avons pu recenser ont atteint le nombre de 241 personnes, dont 155 enfants et 71 femmes, soit 94% de l'ensemble de ces immigrants, qui se trouvaient près de la gare de Jijel.L'essentiel des hommes qui accompagnaient ces familles sont restés au sud, du côté de Ouargla, où selon des témoignages de réfugiés, ils seraient embauchés pour divers travaux notamment en bâtiment et dans l'agriculture. Cette vague de réfugiés est arrivée à Jijel il y a une cinquantaine de jours, arrivant de Ouargla après un séjour de plusieurs mois à Tamanrasset.


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