L'association culturelle "Jijel Antique" a entrepris de revisiter les anciens métiers, en ouvrant un débat virtuel autour de ces activités, qui n'ont plus cours dans l'artisanat local. "Le but est de faire connaître chaque jour un métier disparu pour lancer un débat.Pour le moment, nous avons ouvert le débat autour de quatre métiers disparus, le réverbère ou le falotier, le crieur ou le tambour de ville, le réparateur de tamis ambulant et le fabricant de nasses pour la pêche de la langouste, et la liste est en train de s'enrichir", dira à ce sujet Djamel Eddine Hadji, président de cette association. Celui-ci indiquera par ailleurs qu'une autre exposition reviendra sur le métier des femmes qui confectionnaient laâjar, cette voilette utilisée par les femmes pour se cacher le visage.
Le dernier métier présenté concerne la fabrication des nasses de pêche, dont le dernier artisan, selon la présentation faite, est Da Samaïn Sellami, marin pêcheur de son état. Né en 1917, celui-ci s'est éteint en 1991. Depuis la disparition de cet artisan, c'est tout le métier de la fabrication artisanale des nasses qui a disparu de l'espace des activités des marins pêcheurs.
Lancée sur la toile pour contourner les contraintes sanitaires du coronavirus, cette initiative n'a pas manqué de susciter un certain engouement auprès des internautes, qui suivent avec passion l'histoire de ces métiers dans la ville de Jijel. Intitulée "Les métiers du passé qui ont totalement disparu", cette rubrique a pris le relais d'autres activités virtuelles, consacrées à l'histoire de cette ville et de son passé archéologique. Il faut dire que cette association ne rate aucun fait historique pour lui donner son importance, à travers des expositions et des publications virtuelles qui trouvent désormais un large écho au sein de ses fidèles adhérents, qui suivent avec intérêt son activité sur la toile.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com