Jijel - A la une

Quelle solution pour le commerce informel '



Comment lutter contre le commerce informel sans provoquer de drame ' C'est la question qui taraude les esprits à Jijel depuis la mort du jeune qui s'est immolé par le feu, la semaine passée, au quartier de Village Moussa.
C'est la question qui taraude les esprits à Jijel depuis la mort du jeune qui s'est immolé par le feu, la semaine passée, au quartier de Village Moussa. Moult questions sont mises sur la table. Les discussions sont parfois très passionnées et les avis divergents. Les jeunes chômeurs qui trouve leur salut dans ce genre d'activité, soutiennent la nécessité d'une source de revenus, alors que les commerçants réguliers se disent phagocytés par les vendeurs informels qui les étouffent doublement, spatialement et économiquement. Entre les deux, les citoyens aussi sont divisés sur la démarche à appliquer face à un tel phénomène.
Pour certains, il faut appliquer le même traitement à tout le monde: loi ou laxisme. Mais pas de politique des deux poids et deux mesures. Pour d'autres par contre, il faut absolument qu'on élimine les pratiques illégales et penser à trouver des solutions durables au chômage. Des jeunes que nous avons rencontrés à Village Moussa, juste après le décès du jeune Hamza, dénoncent justement une gouvernance à deux vitesses, puisque, soutiennent-ils, d'autres vendeurs non autorisés n'ont pas été inquiétés. Ils nous interrogerons nerveusement sur ceux de souk Edalala (rue Dekhli Mokhtar) au centre-ville, de la rue Larbi Ben M'hidi, de la gare intermodale ou encore du boulevard Kaoula Mokhtar et d'autres points dans la ville. Du côté de certains commerçants, on menace par contre de radier le registre de commerce pour s'adonner, à l'instar de ceux qui investissent la rue, à des occupations illégales. Il faut dire qu'on se retrouve dans un inextricable imbroglio. Le laisser-faire a tellement duré que remettre désormais les pendules à l'heure ressemble au rocher de Sisyphe. Il faut dire, tout de même, qu'en dépit des difficultés, une solution doit être trouvée pour éviter qu'à l'avenir des escarmouches entre citoyens et vendeurs de rue ou encore avec les commerçants ne mènent à des crises qui n'ont pas lieu d'être.
D'ailleurs, selon une source policière, les émeutes survenues à la suite du suicide du jeune vendeur de Village Moussa, n'ont pas connu de fin tragique grâce à la vigilance des agents de l'ordre qui «par souci d'apaisement, n'ont tiré aucune balle, réelle ou en caoutchouc». Et que «les 42 blessés évacués à l'hôpital Mohamed Seddik Benyahia sont des policiers, parmi lesquels 4 commissaires». Il convient de souligner que les services de l'ordre ont procédé à l'arrestation de 13 jeunes, dont 3 mineurs, tous précise-t-on, pris en flagrant délit de vol de matériel appartenant à Algérie Poste. Les prévenus doivent être présentés devant la justice qui statuera sur leur cas. Les causes étant multiples, aujourd'hui, on n'est pas préoccupé de savoir qui est responsable de quoi, mais que fera-t-on pour éviter qu'un tel drame se reproduise '


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)