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Plaidoyer pour une voie d'accès à Ouled Taffer Les riverains du barrage de Kissir à Jijel se plaignent



Plaidoyer pour une voie d'accès à Ouled Taffer                                Les riverains du barrage de Kissir à Jijel se plaignent
Durant la saison froide, il est difficile d'acheminer des aliments de bétail ou autre produits jusqu'à la vallée des Ouled Taffer, à cause du mauvais état de la route, au point où les éleveurs sont tentés d'abandonner leurs activités.
Le barrage de Kissir qui a englouti la vallée des Ouled Taffer et la quasi-majorité des activités de la population qui y vivait, n'a pas fait que des heureux. Si l'apport du barrage pour l'alimentation en eau potable est indéniable pour d'aucuns, la situation de certains agriculteurs et éleveurs épargnés par la montée des eaux du barrage, nécessite un regard des autorités.
En effet, comme nous avons pu le constater, la partie faisant face au douar des Beni Caïd, au sud de Jijel, endure les difficultés d'acheminement de produits vers les exploitations essentiellement d'élevage, ou vers les vergers ou les oliveraies. Un éleveur que nous avons rencontré, nous parlera longuement de son attachement à cette terre et surtout au travail agricole. «Moi, nous dit-il, je n'ai besoins de rien. Ni de travail pour moi, ni pour mes enfants. Je demande juste qu'on aménage le tronçon de la route qui nous permettrait de relancer sérieusement l'activité agricole et l'élevage dans cette région.»
En effet, durant la saison froide, il est difficile d'acheminer des aliments de bétail ou autre produits jusqu'à l'exploitation. Si le tronçon qui mène de la route de contournement sud de la ville de Jijel via Boughedir jusqu'au gué de oued Takiat, est facilement carrossable, le reste de la route sur 3 km, et surtout le gué, posent énormément de problèmes, au point même de décourager certains et de les dissuader de persévérer dans ces activités, notamment l'élevage. Le même éleveur s'exclamera devant nous à propos du tarif pratiqué par les propriétaires de tracteurs agricoles pour leur acheminer des sacs d'aliments de bétail : «Vu qu'il n'y a que les tracteurs qui peuvent traverser facilement le gué pour nous mener jusqu'aux étables, ont est contraints de débourser 2000 DA par voyage bien que nous ayons nos propres camions.»
Cette situation, nous assure-t-on, fait que la plupart des agriculteurs s'occupent de cultures vivrières en attendant que le problème d'accès soit résolu. Quant aux véhicules dont ils disposent, notre interlocuteur nous dira qu'il doit le remplir à moitié, quand le passage est quelque peu possible. Les agriculteurs de cette région, espèrent qu'une solution sera trouvée rapidement à leur problème d'accès, d'autant que les travaux à réaliser ne demandent pas une enveloppe colossale.
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