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Nouvelles de Jijel                                    Jijel : les autres articles
Des maires boudent une émission de radio sur l'environnement
Les P/APC de plusieurs communes, les plus importantes de la wilaya, nous a-t-on fait savoir, ont boudé une émission consacrée à l'environnement et au problème du ramassage des ordures en milieu urbain, diffusée dans la matinée d'hier, sur les ondes de la raison régionale Jijel FM. A l'exception du maire de la petite commune de Kouas, l'une de plus propres de la wilaya, s'il convient de le noter, qui s'est déplacé au studio pour donner son point de vue sur ce problème, les autres responsables, au nombre de quatre, ont brillé par leur absence. Jusqu'à la dernière minute, les animateurs de l'émission ont attendu vainement qu'un des ces maires fasse son apparition.
En leur absence, et à l'initiative de la radio nationale, un débat interactif a été ouvert pour aborder un sujet qui fait l'actualité. Il va sans dire que cette absence, qui témoigne d'un défaut de communication, est perçue comme un manque d'intérêt pour ce fléau, qui empoisonne le quotidien des citoyens. Dans certaines communes, le paysage urbain a été complètement défiguré par le non-ramassage régulier des ordures.
En l'absence de la moindre initiative pour trouver une solution à cette situation qui s'aggrave de jour en jour, des protestations sont devenues monnaie courante pour dénoncer cette grave atteinte à l'environnement.

El Milia : des enseignants, chauffeurs de taxi clandestins
En dépit des augmentations salariales conséquentes dont ils ont bénéficié ces dernières années, des enseignants, au mépris de leur rôle pédagogique, continuent de s'afficher en public pour se proposer en «taxieurs» clandestins. «Avant de voir leurs salaires revalorisé, c'était compréhensible de leur part, mais maintenant, comment peuvent-ils justifier ce qu'ils font '» s'offusque-t-on à la vue de ces professeurs devant leur voiture au rond-point de l'ex-SNTV. Ces «fraudeurs», comme on les appelle communément, ne sont sûrement pas dans le besoin. Mais ils continuent à exercer un «métier» qui ne leur rapporte certainement pas plus que leur salaire. Leur conduite ne cesse d'étonner plus d'un dans la ville d'El Milia ; ils sont sur toutes les langues. Ils sont d'ailleurs facilement repérables à leurs voitures neuves. Certains habitués des lieux ont été témoins de scènes choquantes. Qu'on en juge: des enseignants ramènent carrément les copies de leurs élèves pour les corriger dans leurs voitures pendant qu'ils guettent d'éventuels clients. A l'affût du moindre client, ces derniers semblent faire fi de ce qui se chuchote à leur propos. «Ça témoigne du manque de respect pour la noble profession de pédagogue, d'où les nombreuses tares soulevées dans notre système scolaire, victime, entre autres, de ces comportements», s'indignent des parents d'élèves. Le comble, se désole-t-on, est que personne, pas même une autorité ou un responsable, ne peut rien faire pour dissuader ces enseignants d'accomplir cette besogne peu commode par rapport à leur rôle pédagogique. «Pourquoi les syndicats si prompts à réagir quand il s'agit de défendre les intérêts matériels des enseignants, n'imposent pas une règle d'éthique pour défendre la valeur morale de la profession» s'interrogent certains. Après les cours de soutien, à l'origine d'une véritable saignée du maigre budget familial des parents d'élèves, la profession d'enseignant semble abandonner sa vocation pour s'ériger en une pratique qui encourage le gain facile.

Pagaille au service de l'état civil
Si le constat est le même à longueur d'année, il n'en demeure pas moins que le désordre extrême qui règne au service d'état civil de la commune d'El Milia en cette période de rentrée sociale et scolaire, dépasse tout entendement de par la pagaille qui le caractérise. Les bousculades et les vociférations sont le maître mot d'une situation qui échappe à tout ordre. Dès l'ouverture des guichets jusqu'à leur fermeture, la même foule est là. Le retrait d'un simple document peut prendre une journée, pendant que les files d'attente ne cessent de s'allonger. Le système de distribution de tickets mis en place pour tenter de mettre de l'ordre dans cette anarchie a atteint ses limites.
Quelque trois cents tickets sont quotidiennement distribués, a-t-on constaté sur place. L'ouverture des bureaux intervient dans un tohu-bohu indescriptible face à la multitude de citoyens qui se bousculent. Dès les premières heures de la matinée, cette masse est déjà au rendez-vous dans l'espoir de décrocher le précieux sésame. Cela dit, le service d'état civil est devenu l'endroit le plus honni de toute la ville. Inaccessible, il est le cauchemar du commun des citoyens de par sa médiocre qualité de service. En plus des multiples tares dont souffre cette ville, il est l'un des problèmes les plus urgents à régler.
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