Plus de 600 millions de dinars investis pour rien
Alors que le maire en poste et tout son exécutif déploient tous leurs efforts pour se réinstaller à l'APC de la ville d'El Milia, le bilan de leurs cinq ans de mandat suscite, à l'unanimité, un constat d'échec sur leur gestion des affaires locales. Le premier à avoir admis cette faillite est l'un des membres de l'exécutif communal, qui a tout simplement avoué que la mission n'était guère de tout repos. « On a commencé par un blocage et la suite du mandat a été des luttes entre les membres de l'APC ; quand il y a dix contre cinq, il y a pas possibilité de travail », concède-t-il. Le blocage évoqué pour justifier cet échec n'est en réalité qu'une allusion claire au retrait de confiance signé, tout juste une année après le début du mandat, par les deux tiers des membres de l'APC, laquelle n'a, cependant, jamais éjecté le maire de son «confortable» siège. Quatre ans durant, les luttes entre les différents clans au sein de l'instance communale ont pris les dessus sur la mission de mettre en 'uvre un programme de travail pour la prise en charge des préoccupations des citoyens. A en croire notre interlocuteur, plus de 600 millions de dinars (60 milliards de centimes) puisés dans le budget des différents PCD, sans compter les projets sectoriels, ont, pourtant, été investis dans des dizaines d'opérations, qui n'ont eu, au bout du compte, que très peu d'impact sur la ville. Tout en reconnaissant que l'APC a bénéficié d'un important pactole financier, ce responsable communal a laissé entendre, qu'en plus des luttes de clans, les prérogatives des élus restent limitées. En dépit de la manne d'argent injectée dans des travaux, assimilés souvent à du bricolage, la déliquescence de la ville est sur toutes les lèvres. Les projets inscrits et réalisés à coup de milliards ont donné lieu à des routes éventrées, à un système d'éclairage public défaillant et à des réseaux d'AEP et d'assainissement qui n'ont pas réglé les problèmes posés. Le parc communal est sinistré et les revendications liées à l'amélioration du cadre de vie ou simplement l'installation de lampadaires pour éclairer les artères ténébreuses de la ville sont toujours d'actualité. L'insalubrité a gagné les coins les plus reculés de la ville et l'ensemble du centre urbain s'est précipité dans une décrépitude dont certains font endosser une partie de la responsabilité à la défaillance des différents services techniques, telles que la SUCH, la subdivision de l'hydraulique et l'ADE. Zouikri A.
Réouverture de l'agence Air Algérie
Fermée depuis 2004, l'agence Air Algérie de la ville d'El Milia a été rouverte, la semaine passée, à la grande satisfaction des voyageurs et des fidèles clients de la compagnie aérienne nationale. Des petits travaux d'aménagement et la mise en place de nouveaux équipements ont été nécessaires pour rendre opérationnelle cette agence, a-t-on constaté. La fermeture de cette dernière, pour des raisons de rentabilité, croit-t-on savoir, a pénalisé les nombreux voyageurs de la région. A chaque déplacement à l'étranger, ils étaient dans l'obligation de se rendre à Jijel ou à Constantine pour prendre un billet. Les expatriés de la communauté nationale natifs de la région ne front que saluer cette décision qui les rapproche d'Air Algérie. Amor Z.
Des habitants refusent le départ des gardes communaux
La décision de transférer les gardes communaux affectés au détachement de la localité rurale de Ould Anane, à El Milia, dans le cadre d'un dispositif de redéploiement de ce corps de sécurité, a provoqué la colère des habitants.
Pour manifester leur opposition à cette décision, ils ont bloqué la route, demandant l'annulation de cette mesure. Leur motif est qu'ils craignent le retour de l'insécurité dans cette bourgade, victime d'exactions terroristes à la fin des années 1990, ayant fait fuir de nombreux habitants. Les incursions terroristes étaient d'ailleurs légion dans cette localité avant l'installation de ce détachement de la garde communale. Rassurés, il faut le dire, par le retour au calme, beaucoup parmi les habitants qui avaient quitté les lieux ont repris le chemin du retour. Ghada Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com