
Couvrant quatre communes (Taza, Laouana, Ziama et Selma), le Parc national de Taza (3.807 ha) a été affecté, cet été, par neuf feux de forêt. « Les neuf foyers d'incendie enregistrés cette année dans le parc dont deux au parc animalier ont été maîtrisés dans des délais raisonnables et éteints par la brigade mobile d'Aftis. Si cette prouesse a été possible, c'est parce que l'intervention s'est faite à temps », explique le chef de brigade du parc. Le premier incendie déclenché au parc national de Taza a eu lieu à Djebel Al Bark le 8 juillet à 20h15. La première intervention de la brigade mobile d'Aftis s'est effectuée à 20h30, en collaboration avec la Protection civile de Ziama Mansouria et la brigade mobile des forêts de la même localité. Le feu, qui a ravagé 20 ha, a été éteint le lendemain. A Laouana, la forêt domaniale de Guerrouch a pris feu le 19 juillet à 10h et a ravagé 3,5 ha. « Impossible d'effectuer une intervention en raison du relief de la région. » La même situation s'est reproduite le 28 juillet où l'intervention jugée impossible au déclenchement du feu s'est finalement effectuée grâce aux efforts des agents du parc. A Ziama, le feu déclenché à Magtaâ Béni Aïssa à 500 m de la route le 4 août a été maîtrisé le jour même grâce à l'intervention de la Protection civile après avoir ravagé 1,5 ha. « Dans cette région, deux contraintes majeures font la difficulté de l'intervention dans l'extinction d'un feu. Il s'agit du relief accidenté qui ne permet pas d'atteindre les endroits touchés et l'interdiction d'accéder à certaines zones pour des raisons sécuritaires », indique le même responsable. La nature du sous-bois de Jijel est aussi un facteur déterminant dans l'ampleur des incendies. « Dans les endroits où le sous-bois est intense, l'incendie se propage moins rapidement », explique-t-il. Le renforcement des moyens et du réseau de communication pour une meilleure couverture du parc, que ce soit pour la surveillance de la biodiversité ou l'alerte contre les incendies, a certes eu des résultats probants mais qui restent en deçà des objectifs tracés puisque le facteur humain demeure le grand problème.« L'effectif n'est pas suffisant pour la couverture de tout le parc. Nous n'avons que deux brigades composées d'une dizaine de personnes pour une superficie aussi importante », déplore-t-il. Le flux record des estivants enregistré durant la saison estivale n'est pas sans effet sur la situation du parc. « Nous sommes obligés de tout surveiller. Les gens allument des barbecues en plein forêt, jettent des ordures, donnent à manger aux animaux, tout cela contribue à la dégradation du parc », regrette-t-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com