
L'Agence de l'emploi de la wilaya a fait part de plusieurs autres préoccupations, allant des difficultés de placement des sans qualification professionnelle au retard enregistré dans la réalisation des grands projets.Dans un rapport remis récemment à la presse, l'Agence de wilaya de l'emploi de Jijel énumère de nombreux obstacles qui rendent aléatoire sa mission de placement des demandeurs d'un poste de travail. Si le Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) a atteint ses limites, selon ce qui est relevé dans ce rapport, cette agence fait part de plusieurs autres préoccupations, allant des difficultés de placement des sans qualification professionnelle au retard enregistré dans la réalisation des grands projets, ce qui n'a pas manqué de bloquer les offres d'emploi dans ces chantiers.D'abord, c'est le DAIP qui pose problème. Arrivé à saturation, ce dispositif n'offre presque plus d'opportunités de placement d'un demandeur d'emploi, à cause «de la non-participation des secteurs économiques privé et public dans la dynamisation de l'activité de l'emploi dans la wilaya». Ces deux secteurs sont accusés de profiter des avantages qu'offre l'Etat dans le recrutement des jeunes demandeurs d'emploi sans passer à l'autre étape pour leur assurer un poste de travail permanent.«Ils se limitent à bénéficier des avantages du salaire et de la couverture sociale, assurés par l'Etat durant la première année de ce dispositif, et refusent de passer à la deuxième étape», déplore-t-on. Cette étape, qui devrait aboutir à la signature d'un contrat de travail aidé (CTA) est loin d'être privilégiée par ces secteurs, en dépit de ses avantages fiscaux et parafiscaux et les baisses dans les cotisations de la Sécurité sociale, en plus de la participation de l'Etat dans le salaire des jeunes.Outre ces contraintes, l'on relève l'obstacle du refus des demandeurs d'emploi dans le secteur du BTP de travailler dans les entreprises privées et leur préférence des sociétés nationales et étrangères. Le problème du salaire et la non-déclaration à la caisse d'assurance, ajoutés au non-respect par les opérateurs des normes juridiques garanties par la législation algérienne du travail, sont les principales causes qui poussent ces demandeurs d'emploi à refuser les offres de ce secteur.L'Agence de wilaya de l'emploi précise, par ailleurs, dans son rapport qu'elle recense de nombreux postes dans le secteur du BTP, mais qu'elle rencontre, affirme-t-elle, des difficultés à les pourvoir en raison de ce refus. La même agence fait face, selon ses notes, à un autre refus des demandeurs d'emploi sans qualification professionnelle d'intégrer les postes créés dans les différents secteurs d'activité, tels les travaux publics, l'environnement ou les forêts, en dépit des nombreuses opportunités d'embauche qu'ils présentent.Là aussi, on regrette la préférence des sans-qualification professionnelle pour les chantiers ouverts au niveau des collectivités locales, au détriment du travail dans ces secteurs pourvoyeurs d'emplois. Enfin, le retard dans la réalisation des grands projets, qui auraient pu créer des postes d'emploi destinés à une certaine main-d'?uvre, tels les maçons, les man?uvres ou les ferrailleurs, est mis en cause dans les difficultés énumérées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor Z
Source : www.elwatan.com