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Les plages toujours squattéesJijel



Les plages toujours squattéesJijel
Après la relâche du fait du mois de carême, la saison estivale devrait reprendre dès ces premiers jours ses droits puisque le gros des estivants cette année sera composé des aoûtiens.Si les plages de la wilaya de Jijel ont accueilli les rares amoureux d'une plage calme, sans la foule, dès cette semaine le topo devra complètement changer. L'affluence attendue a parallèlement aiguisé l'appétit des squatteurs qui ne reculent devant rien pour s'approprier des espaces qui ne font pas partie des parking loués ou des plages lors de leur mise en concession. Le constat est amer.
On a l'impression que tout le monde fait ce qu'il veut, pourvu que l'on s'accroche à la désormais sacro-sainte sentence : «La paix sociale n'a pas de prix». Jusqu'à quand ' A certains endroits il s'agit purement d'escroquerie puisque des accès à des habitations ou des routes sont catalogués parkings. On retiendra à ce propos le cas de Bordj Blida dans la commune d'El Aouana. L'accès à la plage se fait à partir de la RN43 (en face du parc animalier) par une route qui dessert notamment le camp de jeunes au bout de cette voie.
Normalement le parking débute à cet endroit. Mais pour les jeunes qui y font la loi, c'est tout le tronçon de la route qui est désormais décrété parking. Cette situation est à l'origine de beaucoup de rixes, et il faut espérer qu'aucune ne dégénérera en drame. A d'autres endroits, ce sont carrément des portions de la route nationale qui sont «classées» parkings ! Les estivants qui arrivent de l'intérieur du pays ne manquent pas de dénoncer cette chasse sauvage au dinar. Mais à qui se plaindre ' Les gens finissent par accepter certains désagréments pour passer quelques jours sur le littoral et fuir surtout la chaleur insupportable qui sévit à l'intérieur du pays en cette période.
Il faut dire que même les habitants de la région n'arrivent plus à suivre cette tendance. Imaginez qu'il faut à chaque fois payer 100 DA pour parquer sa voiture. Cent dinars à la plage, 100 autres pour la nuit, et 100 dinars pour d'éventuels arrêts en ville ou au front de mer Kotama. Rien que pour le stationnement, il faut déjà prévoir un budget.
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