L'activité universitaire est depuis la semaine passée paralysée à Jijel. Au nombre de quatre, les organisations estudiantines activant à l'université Mohamed-Seddik-Ben Yahia ont lancé un mot d'ordre de grève relatif à un certain nombre de revendications liées notamment au système de notation.Mettant en avant les conditions des études, perturbées par la pandémie du coronavirus, ces organisations revendiquent un système que le rectorat conteste. C'est d'ailleurs autour de ce point qu'achoppent toutes les discussions menées avec les responsables de l'université.
C'est ce qui a été confirmé par un communiqué diffusé, dimanche 7 mars, par le rectorat de l'université, indiquant que ce point "relatif à l'évaluation continue, qui a fait l'objet d'un accord, relève de la prérogative des groupes pédagogiques en vertu des lois en vigueur".
Au-delà de ce communiqué, c'est un dialogue de sourd qui semble s'installer entre les deux parties qui s'accusent mutuellement d'avoir violé les accords signés.
Le rectorat accuse ces organisations d'avoir refusé de répondre à ses appels et se dit regretter de tels comportements tout en insistant sur le fait que la porte du dialogue reste ouverte.
Quant à ces organisations estudiantines, elles accusent les responsables de l'université d'avoir refusé de signer l'accord obtenu, à l'issue des discussions menées.
Pendant ce temps, c'est toute l'activité pédagogique qui reste totalement paralysée sous l'effet d'une détermination de ces organisations à aller jusqu'au bout du bras de fer qui les oppose au rectorat.
Cette détermination est sans cesse renouvelée dans des communiqués diffusés sur les réseaux sociaux, mettant davantage sous pression des étudiants déjà perturbés dans leurs études.
Cette grève risque de connaître un autre épisode d'escalade surtout que ces organisations ont menacé, dans leur communiqué, de durcir leur action.
Ce mouvement a d'ailleurs coïncidé avec les concours du doctorat, à la fin de la semaine passée, ce qui a perturbé cette opération même si ses initiateurs indiquent avoir suspendu la grève pour permettre le déroulement de cet examen.
Il est à noter que les organisations des étudiants revendiquent également le report des contrôles jusqu'au règlement des problèmes soulevés et la réduction des cours mis en ligne.
Ces revendications ont fait réagir des enseignants, qui restent partagés sur ce mouvement, même si certains affirment que le climat est devenu délétère dans un contexte où l'enseignant est lui-même perturbé dans son travail.
Amor Z
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com