
Face à la crise de financement des clubs sportifs de la wilaya de Jijel, une quarantaine d'entrepreneurs et d'industriels ont été appelés à la rescousse pour aider les deux principales équipes de football du chef-lieu de la wilaya.Reçus récemment par le wali, en présence de Mahfoud Kerbadj, président de la Ligue de football professionnel, ces investisseurs ont fait don de quatre milliards de centimes à la JSD et au CR Village Moussa.Le wali a, par ailleurs, indiqué que cette initiative ne sera pas la dernière, promettant d'autres actions au profit des autres équipes. Il a également appelé les opérateurs économiques à s'impliquer davantage dans le financement du sport par le biais du sponsoring. Fortement saluée, cette initiative est venue remettre au goût du jour le débat sur les subventions accordées aux clubs sportifs. «S'il y a de l'argent qui est dépensé, il faut qu'il y ait des résultats en contrepartie, or ce qu'on voit n'est pas souvent le cas, nous avons des équipes qui bouffent des milliards pour se retrouver en bas du classement ou qui sont relégués carrément en division inférieure», regrette-t-on. Loin d'être injecté dans la formation pour permettre l'éclosion de jeunes talents, l'argent bouffé ne sert dans la plupart des cas que pour s'offrir des joueurs d'un niveau médiocre, afin de se lancer dans une compétition sans objectif précis. Pendant ce temps, de nombreux clubs des autres disciplines sportives souffrent chaque saison du manque de moyens.«Il y a l'athlétisme qui réalise de bons résultats, la natation, le tennis, le handball et le volley-ball qui sont représentés par des équipes en division excellence, en plus des petites équipes du football qu'il faut également prendre en charge», notera un spécialiste. Notre interlocuteur rappelle qu'il y a aussi le facteur crédibilité de certains dirigeants, qui reste déterminant dans la gestion des fonds débloqués. Et pourtant, la crise de financement ne concerne pas que les clubs de football. «L'APC d'El Milia nous a débloqué deux milliards l'année passée, ce qui nous a permis de payer nos dettes, pour nous retrouver sans moyens pour la suite de la compétition ; nous avons des joueurs de rang international, si on ne les paie pas, ils quittent l'équipe, c'est la nouvelle loi du sport d'élite», déplore le président de l'équipe de volley-ball de l'OMK, qui évolue en division excellence. Dans ce climat de disette et d'appréhensions, l'on apprend que les Qataris associés à la réalisation d'une usine sidérurgique à Bellara auraient promis des aides financières à l'équipe de football du CRB El Milia. En perte de prestige depuis ses deux dernières relégations consécutives, l'équipe phare d'Ouled Aïdoune peut-elle espérer se remettre en selle si cette promesse arrive à se concrétiser '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adam S
Source : www.elwatan.com