Jijel - A la une

Les étudiants face à la surcharge des cours



La programmation instaurée dans le cadre du protocole sanitaire mis en place pour faire face à la situation épidémique de coronavirus n'a pas facilité les choses aux étudiants à Jijel. Jugeant ce programme trop chargé, des étudiants de deuxième année anglais ont déclenché, ce dimanche 14 février, une grève, refusant d'accéder aux salles de cours. "On n'assimile plus rien, nous sommes débordés. C'est la surcharge et il nous est impossible de faire un semestre en deux semaines", lâche une étudiante.Le programme en question a pris en compte les cours et les TD que les étudiants doivent rattraper en si peu de temps. Cette situation s'est encore accentuée avec l'échec des cours à distance initiés au départ pour rattraper ces cours. Cet échec n'a pas été sans conséquence sur le programme des cours à dispenser. "Il n'y a pas eu d'interaction, c'est l'échec de cet enseignement", soutient, pour sa part, une enseignante au campus universitaire de Tassoust.
Celle-ci a encore expliqué que le rôle des enseignants via la plate-forme virtuelle se limite depuis pratiquement sa mise en place à la diffusion des cours en ligne. "Nous ne faisions que déposer ces cours sur cette plate-forme sans aucune interaction avec les étudiants", précise-t-elle, non sans noter que ce problème s'est notamment posé pour les étudiants des filières des sciences humaines.
L'étudiant ne fait, par la suite, qu'imprimer ces cours et les réviser, sinon les revoir sur son PC. Conséquence : la tâche est devenue compliquée pour les étudiants qui se sont retrouvés contraints d'achever un programme dans un intervalle de temps très court sans pouvoir l'assimiler.
Cela n'a pas manqué de déclencher une certaine colère chez les étudiants, qui espèrent un retour à un enseignement normal pour éviter ce casse-tête pour le second semestre. L'allégement des mesures de confinement et la réouverture des commerces et des mosquées, décidées à la faveur de la levée de certaines mesures de restriction, pourraient être de bon augure pour ces étudiants afin de retrouver un enseignement normal.

Amor Z.
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