
Lancée dans l'arène du mouvement associatif à la faveur de l'initiative d'une mère en détresse, l'association «Hanine» des enfants autistes de la wilaya de Jijel, est sur le pied de guerre pour changer la donne d'un contexte qui a souvent occulté l'existence de cette catégorie d'enfants.«Après plusieurs années de souffrance qui m'ont conduit à consulter quatorze médecins, qui n'ont, d'ailleurs, rien pu faire pour mon fils, j'ai décidé de prendre en main les choses», confie, Mme Boudina Nadia, mère d'un enfant autiste et présidente de l'association «Hanine» , créée il y a tout juste une année. «Je reçois des appels presque cheque dix minutes, les gens sont désorientés, ils veulent savoir où s'adresser pour prendre en charge l'enfant atteint de troubles qu'ils n'expliquent pas, qu'ils ont sur les bras», indique-t-elle.Encadrée par une équipe de médecins et de psychologues, ainsi que de cadres de la section de l'agence de développement social (ADS), relevant de la DAS de Jijel, cette association a pour objectif de dépister les enfants autistes. «Nous avons choisi le jour du marché hebdomadaire pour capter le maximum de personnes qui ont des enfants présentant certains troubles, notre objectif est de les orienter», précise, pour sa part, Zigha Ahcene, un cadre de la DAS. Après Jijel, et Taher, où elle a tenu la même campagne de sensibilisation, cette équipe est venue à El Milia pour clore sa caravane, lancée le 4 avril du mois en cours.L'association se prépare, par ailleurs, à tenir, ce jeudi, 9 avril, au centre islamique de Jijel, une journée d'étude sur l'autisme. Dans la wilaya de Jijel, où, l'on recense quelques 200 enfants dépistés, seuls une cinquantaine d'enfants sont pris en charge à l'annexe du centre psychopédagogique de Jijel, 110 sont sur la liste d'attente et 13 autres, accompagnés par des spécialistes, ont été orientés vers des établissements scolaires.Le manque de structures d'accueil des enfants autistes est le principal obstacle à leur prise en charge. «Notre objectif reste aussi l'initiation des parents à la prise en charge de leurs enfants, les orthophonistes coutent cher pour les familles, chez le privé, la seule séance d'une demi-heure est facturée 500 DA», affirme, Mme Boudina Nadia.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adam S
Source : www.elwatan.com