Jijel - A la une

Les "éleveurs" d'animaux menacés de poursuites judiciaires



L'absence d'une fourrière communale, où devraient être placés les animaux saisis, avait empêché l'application rigoureuse de la loi, se justifiaient les élus locaux dans un passé récent.Dans une note diffusée par ses services, l'APC de Jijel menace de recourir à des poursuites judiciaires à l'encontre des "éleveurs" de bétail en milieu urbain, en application d'un arrêté datant de 2014.
Cet arrêté stipule l'interdiction de tout élevage d'animaux en milieu urbain. Un autre arrêté communal, datant de 2013, interdit, lui aussi, que des animaux soient élevés au sein des groupements d'habitations. Les contrevenants ont pourtant continué à braver ces interdictions depuis la promulgation de ces deux textes.
Il reste que la note en question rappelle encore une fois qu'il est interdit d'élever des animaux au sein du périmètre urbain, de même qu'il est interdit de les laisser divaguer au sein de ce périmètre. Outre le fait de procéder à la mise à la fourrière de leurs animaux, les contrevenants à cette décision sont menacés de poursuites judiciaires.
Autant dire qu'après tant de laxisme les autorités communales annoncent qu'elles sont décidées à sévir contre ce phénomène, resté toléré depuis de longues années. Car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce dernier est connu, sinon admis, à Jijel et partout ailleurs dans d'autres agglomérations.
Il est ainsi coutumier de faire face à des troupeaux de moutons ou de vaches déambulant en plein centre-ville, alors que dans les quartiers périphériques le phénomène est encore aggravé par la présence d'étables où l'on élève vaches et moutons.
Le hic est que c'est dans des dépôts d'ordures que ces animaux se nourrissent très souvent, renvoyant des scènes d'une extrême répugnance avec ces bêtes fouillant dans ces décharges.
La note des autorités communales mettra-t-elle un terme à ce phénomène, d'autant que l'absence de fourrière a souvent été évoquée pour justifier le laxisme observé dans la prise en charge de ce problème ' Par ailleurs, les services de l'inspection vétérinaire de la wilaya de Jijel se sont lancés dans une opération de vaccination des chiens et des chats depuis le 1er juillet dernier.
La nouveauté dans cette opération est qu'elle concerne même ces animaux errants. "Il y a une nouvelle approche retenue à l'échelle mondiale dans le traitement du phénomène de ces animaux : au lieu de les abattre, on préconise leur vaccination", confie l'inspecteur des services vétérinaires, Mouad Betatèche.
Il affirme à cet effet qu'une trentaine de chiens et de chats errants ont été vaccinés par les services vétérinaires en collaboration avec d'autres services. À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 27 septembre, cette campagne s'est intensifiée pour vacciner les chiens et les chats élevés à l'échelle domestique.
Il reste qu'au-delà de la nouvelle approche vaccinale les chiens errants représentant un danger sur la santé publique restent également un phénomène très courant. Des campagnes d'abattage de ces animaux sont souvent organisées, mais leur danger continue d'être soulevé, même si l'on préfère désormais les vacciner au lieu de les abattre.

Amor Z.
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