Jijel - Revue de Presse

Les digressions



Parlant de la « polémique » qui a suivi la parution de son entretien dans la colonne de l'hebdomadaire l'Intelligent, l'ancien chef des terroristes, Madani Mezrag, a accusé ouvertement l'intervieweur d'avoir mal rapporté ses dires. « Cependant, a-t-il précisé, l'événement n'aurait pas pris une telle tournure si El Watan et Le Soir d'Algérie n'ont pas jugé utile de lui donner une importance démesurée. Ces gens cherchent à m'intimider », a-t-il clamé en projetant des postillons à la figure de son auditoire. L'ancien terroriste, selon ses dires, s'apprête à envoyer une mise au point à l'Intelligent. « Je pourrais même saisir la justice », a-t-il averti. Qu'en est-il exactement ' L'émir de Jijel verse dans des digressions. « Ce journaliste m'avait paru bien sympathique. Au départ, j'avais pensé qu'il est kabyle résidant à l'étranger. Avant l'entretien, je lui ai proposé deux formules de travail : soit je parle en arabe littéraire et il en enregistre le contenu ; soit je parle en arabe algérien avec, de temps à autre, un terme en français. Il a opté pour la deuxième méthode. Mais, au bout du compte, il a pris en compte les mauvais côtés tout en délaissant les bons », a-t-il expliqué sans pour autant fournir la moindre preuve. Mezrag a également évoqué un problème de langue. « Je ne parle pas le français couramment et lui l'arabe non plus, d'où les difficultés de la traduction », a-t-il indiqué. Pourtant, Mezrag se débrouille en langue française et Allilat maîtrise l'arabe ! Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, l'ancien chef de l'AIS a confirmé presque la totalité des faits rapportés par l'Intelligent, à commencer par le jeune militaire qu'il a assassiné froidement, l'histoire de la kalachnikov, le trésor de son organisation... A ce sujet, il a révélé que les fonds de l'AIS ont été livrés, dans l'ensemble, par l'Instance exécutive du FIS basée à l'étranger et présidée par Rabah Kebir. « Avec ce qui reste de cet argent, nous finançons quelques projets commerciaux au profit des repentis », a-t-il précisé foulant au pied toutes les lois condamnant le blanchiment d'argent. « Pourquoi le général Nezzar n'a pas été attaqué par ces journalistes quand il avait publié son livre comme ils le font avec moi aujourd'hui ' », s'est-il interrogé. Parlant de Nezzar, l'ancien terroriste dira : « Si on s'est rencontré sur le champ de bataille je l'aurais tué ou il m'aurait tué. »
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