Pour Abdelkader Kelkel, wali de Jijel, les assemblées communales ont failli à leur mission, constatant qu'à El-Milia, 1,4 million de dinars attendent d'être exploités dans diverses opérations pour améliorer, entre autres, le cadre de vie des citoyens.Au-delà des dossiers qu'il a abordés dans une longue interview à la radio régionale de Jijel, le chef de l'exécutif de la wilaya, Abdelkader Kelkel, a appelé à une "nouvelle méthodologie de gestion des APC". C'est le v?u qu'il a émis dans son intervention, dimanche, pour faire le point sur certains dossiers. A propos des APC, il a estimé que ces dernières n'ont pas tenu leurs promesses. Tout en se gardant de critiquer ouvertement l'action des élus sortants, il a fait part de ce v?u de "passer d'une étape à une autre" en associant le citoyen à cette gestion. "Il faut appliquer la loi", a-t-il pesté, en faisant le constat de ces espaces encombrés par les marchands illégaux. "Il y a des marchés qui sont fermés", a-t-il encore déploré, appelant les squatteurs de ces espaces à se présenter pour obtenir des stands dans ces marchés.
Son constat est d'autant plus critique qu'il a regretté l'état de ces rues et trottoirs défoncés qui défigurent des chefs-lieux de communes. L'allusion vise on ne peut plus clairement la commune d'El-Milia, dont le centre-ville est encombré de bout en bout par des squatteurs illégaux sur la rue du 20-Août, et dont les ruelles et les trottoirs sont dans un état lamentable. C'est d'ailleurs à une question du journaliste qui l'a interviewé sur la non-tenue des conseils de wilaya dans une autre commune depuis le dernier qui s'est déroulé à El-Milia, qu'il a réagi d'un ton critique pour déplorer cette situation intenable. Pour lui, les APC ont failli à leurs missions, constatant qu'à El-Milia il y a 140 milliards de centimes qui attendent de financer diverses opérations.
C'est dire l'échec de ces assemblées à intervenir pour gérer ces montants dans des projets retenus pour améliorer le cadre de vie des citoyens. C'est d'ailleurs sur ce volet du cadre de vie, dégradé dans son ensemble, que les citoyens attendent les nouvelles APC. "Jijel est une ville morte les week-ends, il n'y a ni transport ni aucun mouvement le vendredi, pourtant c'est une ville touristique. Nous voulons que ça bouge, que la vie dans les quartiers s'améliore", réagit Fateh, un habitant de Jijel, fonctionnaire de son état. Le ton est presque le même chez ce citoyen d'El-Milia, qui espère que le nouveau présient de l'APC s'intéressera au cadre de vie pour l'améliorer. "Il faut réaménager la ville", a-t-il d'emblée lancé non sans faire remarquer qu'il est temps d'achever la réhabilitation des divers réseaux, dont la rénovation a pris un énorme retard.
Retraité de son état, cet homme, qui vit "très mal la situation de cette ville", a évoqué l'état déplorable à plus d'un égard de ces nombreuses infrastructures abandonnées à El-Milia. Il énumère le stade communal, la salle de cinéma saccagée et fermée, l'ancien square et les jardins publics qui se trouvent dans un état d'abandon injustifié. "Il faut que le nouveau maire s'intéresse à ces infrastructures, il est de son devoir de se préoccuper de l'embellissement de la ville", a-t-il préconisé. Plaçant tous ses espoirs sur le nouveau président d'APC de par "son expérience et son esprit d'ouverture sur son équipe", notre interlocuteur espère que ce mandat sera le bon pour "tourner la page de la mandature précédente qui a tant tourmenté les citoyens de cette commune".
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com