En dépit d'une production en nette progression, selon les statistiques du secteur de l'agriculture, les prix des produits agricoles ne cessent de connaître une si importante flambée qu'ils ne sont plus à la portée du commun des consommateurs.
Pendant que le citoyen est pris dans la tourmente d'un pouvoir d'achat qui s'érode de jour en jour, les chiffres annoncés en matière de rendement semblent ne plus convaincre du bien-fondé de cette hausse de la production.
La loi de l'offre et de la demande n'est-t-elle pas valable dans ce contexte ' Selon la règle, si la production augmente, l'offre doit automatiquement suivre, ce qui induit logiquement une baisse des prix. A cette interrogation, le directeur des services agricoles répond que le problème des prix ne relève pas de ses prérogatives. «Nous travaillons dans la production, nous ne vendons pas», dit il.
Les nombreux intervenants et les spéculateurs sont, selon lui, les responsables de cette flambée. «Les produits maraîchers cultivés à Jijel, sont d'abord acheminés au marché de gros de Chelghoum Laïd avant de refaire le chemin inverse pour être revendus à des prix élevés chez les détaillants de la wilaya», précise notre interlocuteur. Mettant en cause les circuits de commercialisation dans cette affaire, ce responsable rappelle que son secteur a fourni 1, 213 millions de quintaux en produits maraîchers, en 2011, et estime à 3 000 le nombre de serres mobilisées pour la culture à travers les plaines de la wilaya. Cette production semble n'avoir aucun effet sur les marchés.
La tomate est, à ce titre, cédée entre 150 et 180 DA le kilogramme, alors que le poivron coûte 100 DA. La spéculation est toujours le maître mot qui revient pour expliquer cette hausse, sans que les responsables en charge de la régulation des marchés ne prennent la moindre disposition pour stopper ce phénomène.
La production des viandes, aussi bien rouge que blanche, qui enregistrent la même flambée, ont également connu, selon les chiffres avancés, une augmentation de 8 et 46%. Là aussi, le rapport de la hausse de la production avec les prix n'a aucun sens, puisque le consommateur achète le poulet à 330 DA le kilo et celui de la viande de veau à 750 DA.
Idem pour les 'ufs qui ont pourtant atteint une production de 28 millions d'unités en 2011, soit une hausse de 9% par rapport à l'année 2010, sans qu'aucune baisse ne soit signalée, puis que l'oeuf coûte 12 DA. Cette incohérence est valable pour les secteurs de l'apiculture et de l'oléiculture qui ont enregistré 962 q de miel produits en 2011 et 257 000 q d'huile d'olive mise sur le marché au cours de la même année. Ces produits sont loin d'être à la portée des consommateurs pour la simple raison que le litre de l'huile d'olive a atteint 600 DA et le kilogramme de miel est à 2500 DA.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouikri A
Source : www.elwatan.com