Le prix de la baguette de pain a été revu à la hausse récemment sur une décision unilatérale prise par l'ensemble des boulangers des nombreuses communes de la wilaya.Le prix de la baguette de pain est passé de 10 à 15 ans, ce qui a surpris les consommateurs qui se plaignent déjà de la cherté de la vie, et de l'érosion de leur pouvoir d'achat en cette conjoncture économique de plus en plus difficile.
Du côté des gérants de boulangeries, on attribue cette hausse au fait que ce pain amélioré est fait à base de semoule suite à la perturbation de l'approvisionnement des boulangeries en farine.
Lors de notre passage dans de nombreuses boulangeries dans les communes de Jijel, Taher, Chekfa, on s'est aperçu que cette hausse du prix de la baguette de pain a touché la quasi-totalité des boulangeries. Smail, habitant de la commune d'El Milia, cadre dans une administration publique à Jijel, nous a confié que le pain se vend à 15 dinars chez pratiquement toutes les boulangeries de la ville depuis plusieurs mois sans que les services de la Direction du commerce ne bougent le petit doigt. « Une hausse qui fragilise davantage le pouvoir d'achat de larges franges sociales », a-t-il conclu. De son côté, Abdelhak nous a affirmé que les boulangers de Chekfa ont trouvé une ruse en reduisant le nombre des baguettes de pain fait à base de farine pour imposer le pain à base de semoule qui se vend à 15 dinars aux clients qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les services de la Direction du commerce ont entamé des enquêtes et des opérations de contrôle concernant ces pratiques commerciales illégales sans qu'ils sanctionnent les contrevenants, nous a confié une source proche de cette instance. Selon certains connaisseurs des dessous de ce dossier, le département de M. Kamel Rezig évite l'affrontement avec les boulangers en se contentant d'inciter les gérants de boulangeries à fabriquer du pain ordinaire à défaut de les sanctionner suite à cette hausse illégale d'un produit subventionné par l'état.
Bouhali Mohammed Cherif
7 mois sans salaires pour les travailleurs d'Africaver
En dépit du discours rassurant du secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens lors de son passage au complexe sidérurgique en juillet dernier concernant la prise en charge des revendications des travailleurs de l'entreprise EPE Africaver d'Ouled Salah, force est de constater que les travailleurs de ladite entreprise n'ont pas perçu leurs salaires depuis avril dernier, a-t-on appris auprès d'un groupe d'empoyés de cette entreprise publique.
Un cadre syndical nous a confié que leur situation demeure précaire, malgré une série d'actions de contestation pour relancer leur entreprise. Interrogé par nos soins sur l'assainissement financier des entreprises publiques qui a coûté 87 milliards de dollars et dont l'entreprise Africaver fait partie, lors de sa récente visite à Jijel, le ministre de l'Industrie Ahmed Zeghdar était évasif, se contentant de dire : «L'état n'aide plus financièrement les entreprises publiques. Elles doivent se prendre en charge en cherchant de nouveaux marchés, de nouveaux créneaux». S'agit-il d'un désengagement des pouvoirs publics vis-à-vis de ces entreprises publiques économiques dont l'assainissement a coûté la bagatelle de 87 milliards de dollars depuis trente ans, sans toutefois réussir à relancer ces entreprises qui sont un vrai gouffre financier pour le Trésor public ' La question demeure posée faute d'une approche alternative notamment avec l'approche des élections locales où les pouvoirs publics ont tendance à chercher la paix sociale en puisant de l'argent du Trésor public pour payer les salaires des travailleurs d'une entreprise agonisante.
B. M. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouhali Mohammed Cherif
Source : www.lesoirdalgerie.com