Pour parer à tout risque de contamination par la Covid-19 des malades, le service d'oncologie de l'EPH Mohamed Seddik-Benyahia sera transféré à l'hôtel Bouhenche, à la sortie ouest de la ville de Jijel.C'est le deuxième service concerné par cette décision dans cet hôpital, après la pédiatrie qui a été transférée à l'Institut de formation supérieure paramédicale. Ces mesures de transfert de ces services hors de l'établissement hospitalier font suite à une situation délicate face à la persistance des cas d'admission des malades atteints de coronavirus dans sa souche Delta.
Dans les autres hôpitaux de Taher et d'El-Milia, c'est la même situation qui se présente avec des cas d'admission qui ne connaissent pas de répit. Les malades sont nombreux à se présenter à des consultations Covid souvent dans un état d'atteinte avancée, nécessitant une admission avec oxygénothérapie.
Un contexte des plus pénibles vécu non seulement dans les hôpitaux qui font de leur mieux pour gérer cette situation exceptionnelle, mais aussi par des citoyens endeuillés par la perte d'un proche atteint du coronavirus. Les nouvelles de décès des suite de ces atteintes sont devenues des annonces macabres qui font l'événement. De nombreuses familles sont endeuillées, pendant que d'autres vivent dans l'appréhension et la peur après l'admission d'un proche au service Covid. Autres temps, autres m?urs, des deuils sont annoncés et restent l'apanage des seules familles perdant un des leurs. Les condoléances et les visites de compassion sont réduites au cercle le plus proche de la famille endeuillée dans un contexte de peur et d'appréhension d'un virus invisible, mais toujours plus virulent et mortel. Aux cimetières, la présence est réduite à des proches de l'entourage familial. C'est d'un geste de compassion à distance que les présents saluent les membres de la famille endeuillée pour compatir à leur douleur. Le drame et le deuil sont pénibles à supporter, mais certains continuent à braver l'interdit et circulent ou se comportent comme si de rien n'était. Outre les mesures barrières et les plus simples gestes de prévention qui sont totalement oubliés, ce sont les fêtes et les cortèges nuptiaux qui sont organisés. Même si cela est réduit à des cas isolés, la persistance de ces rassemblements est dénoncée par des voix qui n'hésitent plus à s'élever contre les organisateurs de ces fêtes. Sur la lancée des manquements au respect des mesures de confinement, ce sont les plages qui attirent des vacanciers, visiblement peu soucieux des mesures d'interdiction d'accès dans les zones de baignade. Le blocage et la fermeture des accès aux plages et la présence des services de sécurité tout au long du littoral, traquant ces individus, ont poussé certains, et ils sont nombreux, à se rabattre sur les zones rocheuses dangereuses et isolées. Sur certaines plages éloignées, les éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus à plusieurs reprises pour déloger ces baigneurs impénitents. Pendant ce temps, c'est l'activité commerciale, pour ne pas dire économique, qui subit un blocage.
Par ailleurs, les familles débarquant à Jijel pour les vacances continuent d'être signalées. Elles sont reconnaissables aux plaques d'immatriculation de leurs véhicules. Logées dans les appartements qu'elles louent dans le cadre de l'hébergement chez l'habitant, elles risquent toutefois de rater l'ambiance des vacances en bord de mer de par les mesures de confinement, réduisant les déplacements et interdisant toute baignade ou autres activités en mer.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com