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Le secteur n'a pas atteint les 4% du PIB



Le secteur n'a pas atteint les 4% du PIB
Un colloque national sur les facteurs et les défis de l'investissement dans le secteur du tourisme s'est tenu, hier, à l'université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira. Plusieurs communications, au menu de cette rencontre, analysent le secteur qui n'arrive pas à s'imposer malgré les grandes potentialités que recèle le pays.D'ailleurs, les différents intervenants étaient unanimes sur la nécessité de booster ce secteur et de mettre en place les mécanismes nécessaires pour sa relance, freinée auparavant par une politique basée sur la rente pétrolière. Un secteur stratégique, car selon les statiques internationales, il dépasse, par exemple, de 7 fois les rentrées de l'industrie automobile. Une politique adoptée par nombre de pays et qui a conduit le secteur à participer à hauteur de 9,8% du PIB. En Algérie, il n'a pas atteint les 4%. En 2015, les recettes du tourisme dans le monde ont atteint 2 400 milliards de dollars. Pour l'Algérie, elles sont estimées à 450 millions de dollars.La défaillance dans ce secteur a été décortiquée par ces spécialistes. Le doctorant Bousmaha Mohammed de l'université d'Oum El-Bouaghi s'est attardé sur la problématique de l'investissement dans ce créneau d'activité en Algérie, en prenant comme exemple la wilaya de Jijel. "La politique touristique a échoué au vu de l'absence d'une stratégie nationale. Nous constatons un manque cruel de personnel compétent, l'absence de la culture du tourisme chez la population, la problématique du change. Il faut une valorisation des richesses naturelles et du patrimoine matériel", a-t-il préconisé après son constat.Dans le même ordre d'idées, la représentante du secteur du tourisme a établi un diagnostic sur le patrimoine national, qui reste sous exploité. Elle citera le Tassili qui peut recevoir jusqu'à 5 000 touristes/an, ainsi que les ruines romaines dans différentes wilayas, à l'instar de la ville antique d'Auzia (Sour El-Ghozlane), de Bordj Hamza, de la tombe de Takfarinas et des mosquées datant de l'époque ottomane dans la wilaya de Bouira. En matière d'infrastructures, la wilaya dispose de structures hôtelières d'une capacité de 1 064 lits et de 16 agences de voyages. En perspective, 5 nouvelles zones d'extension touristique (ZET) sont prévues, mais ce n'est pas pour cela que nous pouvons dire qu'il y a une grande affluence touristique, à l'exception de Tikjda. Pour le Pr Mouloud Hachman de l'université d'Alger, il faut une grande planification afin d'avoir une vision et une approche, tout en appelant à se référer à la politique adoptée par les pays voisins, et de prendre comme modèle l'Egypte connue pour son tourisme grâce, notamment, aux pyramides. La qualité du service est également mise à l'index. Il est suggéré de la réhabiliter par la formation afin de la rehausser au niveau international. Et de citer "l'exemple de la gestion d'un hôtel à Constantine par une équipe de spécialistes étrangers qui a porté ses fruits". L'investissement privé dans le secteur reste l'un des atouts majeurs qui pourra le redynamiser, tel est le thème abordé par Abdelhafid Meskine de l'université de Jijel. "La communication a un rôle primordial pour faire connaître les richesses d'un pays, malheureusement en Algérie, elle est absente", constate-t-il.A. DEBBACHE
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