Ces investissements devraient offrir l'opportunité de créer des postes d'emploi, mais aussi de contribuer à l'augmentation de la production halieutique pour rendre accessibles les fruits de mer.Très impacté par la crise sanitaire du coronavirus, le secteur de la pêche à Jijel est également en butte à des contraintes qui bloquent la relance de certains de ses projets. En effet, des infrastructures tardent à être mises en service plusieurs années après leur réalisation. L'exemple le plus édifiant reste le sort réservé aux ports d'échouage réalisés il y a presque une décennie à Ouled Bounnar, à Jijel, et au Rocher-aux-Moules à Sidi Abdelaziz, qui n'ont jamais été exploités.
Les élus APW se posent des questions sur les raisons qui seraient à l'origine de cette situation ainsi que sur le retard accusé dans la mise en service de la halle à marée du port de Boudis, à Jijel, et celle réalisée au port de pêche de Ziama Mansouriah. Les mêmes interrogations sont également soulevées au sujet du port de pêche et de plaisance d'El-Aouana, toujours en souffrance et qui n'a jamais été exploité en dépit de l'achèvement des travaux de réalisation ayant, eux aussi, traîné durant plus d'une décennie.
Pour rappel, celle-ci est prévue pour recevoir dans son bassin quelque 210 embarcations de différents types dont des voiliers, des plaisanciers, des chalutiers ainsi que des sardiniers et des petits-métiers, en plus de disposer d'espaces commerciaux et d'un parking. Sur un autre plan, c'est le retard de la concrétisation des dossiers d'investissement, retenus dans la filière aquacole, qui préoccupe, d'autant plus que certains des projets lancés devraient entrer en phase de production dès cette année.
Cette filière est prévue pour créer des fermes aquacoles de production du poisson d'élevage, implantées dans plusieurs localités côtières tout au long du littoral. Au-delà des contraintes qui bloquent ces projets, les investissements retenus concernent la création de fermes de pisciculture et de conchyliculture. La production d'huîtres, de moules et d'autres espèces telles que la daurade a figuré dans ces projets qui tardent à être concrétisés dans un secteur en butte à la baisse de sa production.
Toujours est-il que ces investissements devraient, selon les projections avancées, offrir l'opportunité de créer des postes d'emploi, mais aussi de contribuer à l'augmentation de la production halieutique pour rendre accessibles les fruits de mer. Or, ces prévisions peinent à se concrétiser, soulevant les interrogations sur la date de l'entrée en phase de production des investissements lancés et sur lesquels misent beaucoup les responsables de cette filière pour augmenter sa production. Une production qui enregistre une baisse pour des raisons multiples, comme la raréfaction des produits de pêche dans les fonds marins ayant contribué à la crise qui s'est installée dans ce secteur.
Ce qui n'a pas empêché d'impacter les prix qui flambent de jour en jour et qui échappent à tout contrôle, au grand dam du consommateur qui n'a plus la possibilité de s'offrir des pièces de poisson à un prix abordable en rapport avec son pouvoir d'achat.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com