À l'image de nombreuses autres infrastructures qui font l'objet d'un abandon total à El-Milia, le nouveau siège de la daïra de cette ville est délaissé, plusieurs années après avoir été achevé.Réalisée sur un site non loin du l'actuel siège de cette administration locale, qui date de l'époque coloniale, cette structure est livrée à un sort des plus mystérieux. Renvoyant l'image d'une bâtisse qui a subi l'usure du temps, elle fait l'objet de retapage pour ne pas dire bricolage qui dure dans le temps. "Ce projet a été réceptionné, il ne pose aucun problème, si on ne l'occupe pas, il faut chercher le problème ailleurs", confie une source initiée. "Il manque quelques travaux de réfection, pour cause d'apparition de fissures sur son plâtre et au niveau du carrelage", explique une autre source. Or ces travaux de retapage ont l'air de durer depuis des années. En 2015, un ex-wali qui était poste à Jijel est venu visiter cette structure où on lui avait expliqué que des travaux étaient en cours pour réparer ces défaillances. Si des travaux sont toujours visibles à l'extérieur dans un chantier qui ne s'achève pas, l'état de cette structure est encore loin de renvoyer l'image d'une administration digne de ce rang. Outre la brousse qui l'a envahie, son espace manque d'entretien. Elle est aussi implantée dans un site délabré en plein milieu d'une végétation touffue, polluée par l'accumulation des fientes d'oiseaux, venus s'installer sur les arbres. Et dire que cet état d'abandon ne concerne pas cette structure inoccupée, puisque même l'actuel siège de daïra, implanté à l'endroit le plus stratégique de la ville, est lui-même délaissé. Hormis sa bâtisse qui reste intacte, le site boisé qui l'entoure est dans un état qui en dit long sur la négligence qui l'a affecté.
C'est dire que tout autour de cette importante administration, c'est quasiment un poumon de la ville qui tend à disparaître. Les plantes et les arbres de ce site, qui n'est autre que le square de la ville, sont décimés au vu et au su de tout le monde sans qu'aucune autorité ni responsable bouge pour arrêter ce massacre. Et dire que des fenêtres de l'actuel daïra, on supervise tout, y compris cet état de négligence qui a décimé l'un des plus beaux sites de cette ville, baptisé, de surcroît, au nom d'un martyr de la guerre de libération nationale.
Le chahid Mohamed Saïdani, car c'est de lui qu'il s'agit, est le héros qui avait exécuté, en 1957, le chef de l'autorité coloniale dans son bureau, qui n'est autre que l'actuel bureau du chef de daïra.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com