Jijel - A la une

Le monde arabe en ébullition



Alors que l'économie mondiale est en péril et que les experts du Fonds Monétaire International affirment que les récentes décisions prises par le président américain pourraient avoir un effet néfaste sur le futur économique mondial puisque chacun semble vouloir y aller de sa réponse et de sa sanction, les spécialistes arabes du fer et de l'acier sont en ébullition.Ils parlent d'ouverture, de croissance et de recommandations constructive à Bellara (wilaya de Jijel) notamment. C'était lors du 13ème sommet de l'Union Arabe du Fer et de l'Acier (UAFA) tenu à Amman (Jordanie) ces derniers 5 et 6 novembre 2018. La manifestation a réuni plus de 220 experts et responsables arabes et étrangers du secteur. Tous étaient d'accord sur la nécessité de renforcer, plus que jamais, la complémentarité arabe en matière de production du fer et de l'acier et la nécessité d'entreprendre les démarches nécessaires pour investir les marchés internationaux, notamment ceux de l'UE. Pour les participants comme pour les responsables présents à ce rendez-vous, l'événement d'Amman est à classer comme étant une plate-forme importante pour échanger les points de vue et lever les obstacles au développement de l'industrie dans le monde arabe. Il est aussi propice pour des discussions sur la manière de traiter les conséquences potentielles de politiques protectionnistes dans certains pays.
C'est du reste ce qu'a tenu à souligner le ministre jordanien de l'industrie, du commerce et de l'approvisionnement Tarek El Hammouri dans son discours d'ouverture de ce sommet. Le même responsable jordanien a, également, exprimé l'espoir que la rencontre sera ponctuée par des recommandations constructives et efficaces. El Hammouri a souligné, à cet égard, l'importance de l'industrie de l'acier et du fer dans le soutien au revenu national des pays arabes et de la stabilité de leurs performances économiques. Il faut se rappeler que l'Algérie a été et reste un des rares pays arabes à appeler au renforcement de la complémentarité arabe en termes de production du fer et de l'acier pour prétendre investir les marchés internationaux notamment ceux de l'Union européenne.
Cet appel avait été souligné par le secrétaire général de l'UAFA, Mohamed Laïd Lachekar, Il était intervenu en marge des travaux de la 111ème session du Conseil d'administration de l'UAFA pour déplorer l'absence d' «accords de partenariat entre les pays arabes et l'Algérie ou encore entre les pays arabes eux-mêmes dans le domaine de la sidérurgie». Il a été, d'une certaine manière, repris ce dernier lundi par le président de l'UAFA Awad El-Khalidi. Ce dernier a, toutefois, reconnu que l'industrie arabe a, considérablement, progressé après la croissance des produits sidérurgiques longs. «De 5 millions, les produits longs sont passés à 60 millions de tonnes en quarante années» devait-il préciser. Awad El Khalidi a insisté sur l'importance à adopter l'industrie du fer et de l'acier arabe pour renforcer leurs propres capacités en lançant de grands partenariats capables.
Pour, aussi, se développer et se concurrencer afin de surmonter les difficultés et les défis, appelait à l'activation des dialogues constructifs reposant sur l'innovation. Il a, par ailleurs, appeler à la créativité et aux réalisations concrètes au-delà des cadres traditionnels. Contactés pour donner leur avis sur la question du partenariat entre l'Algérie et les pays arabes producteurs sidérurgiques à l'image de l'Egypte, bon nombre d'économistes algériens ont cité l'exemple du projet algéro-qatari. Il concerne la réalisation d'une usine de sidérurgie dans la wilaya de Jijel. Ce projet entre dans le cadre d'un partenariat algéro qatari portant sur la réalisation à Bellara (wilaya de Jijel) d'une usine de sidérurgie. Celle-ci est prévue pour initialement une production de 2 millions de tonnes.
Ce niveau atteindra plus de 4 millions de tonnes à l'horizon 2019. L'unité de Bellara renforcera les capacités de production de l'Algérie. C'est ce que confirme un rapport du secrétariat général de l'UAFA sur l'état de cette industrie dans les pays arabes. Il est précisé que le taux de la production algérienne en produits plats et en bobines laminées à chaud était de 13,30% en 2014 contre 86,7 % pour les autres sur le total de la capacité de production. Les produits plats sont produits dans 5 pays arabes seulement, à savoir l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Libye et le Maroc. M. Lachekar a appelé les acteurs privés en Algérie à accéder à ce domaine pour augmenter le taux de couverture de la demande. D'autant, devait-il préciser, que le projet d'exploitation des gisements miniers de Ghar Djebilet (Tindouf) représente une importante réserve de minerai de fer sur le plan mondial avec près de 3 milliards de tonnes de fer brut.
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