
À la veille de la célébration de la Journée internationale de la presse coïncidant avec le 3 mai, la DGSN a innové cette année en organisant un déjeuner-débat avec les différents médias et organes de presse, une rencontre conviviale qui s'est déroulée hier au siège des Unités républicaines de sécurité à El-Hamiz. Dans une lettre de v'ux adressés aux directeurs gérants, le message est assez clair pour montrer toute la volonté de cette institution à se rapprocher de la presse, sachant qu'il s'agit 'd'une même mission pour les uns et les autres', comme l'a souligné le général-major Hamel. Tout en présentant en son nom et au nom de l'ensemble des employés de la DGSN les v'ux les plus sincères à toute la famille de la presse en Algérie et en lui souhaitant plus de réussite, il a fait noter que les services de police ont initié ces derniers temps une politique de proximité qui a permis la création d'une dynamique de travail visant à renforcer la culture préventive au profit de toutes les couches sociales. 'Nous considérons qu'il est nécessaire d'associer dans cette réalisation toutes les énergies médiatiques car nous sommes convaincus que le monde dans lequel nous vivons ne peut se passer des médias. Comme nous souhaitons travailler dans ce cadre telle une équipe unie allant d'un pas sûr et de manière professionnelle. C'est donc une occasion pour moi de louer tout ce que mérite la presse nationale comme respect et grandeur, considérant que celle-ci est un canal par lequel transitent toutes les préoccupations du citoyen', a déclaré le DGSN, rappelant que 'le rôle de la presse ne se limite pas à rapporter la réalité, mais elle contribue par des actes nobles à l'édification du pays'. Répondant à la question relative aux deux prix décernés à la DGSN lors de la 35e conférence des polices arabes, le général-major Hamel a souligné que la police algérienne jouissait d'une bonne réputation et son expérience était actuellement sollicitée non seulement par les polices arabes et africaines, mais aussi par d'autres polices dans le monde entier.
'La police française recourt dans beaucoup de cas à notre expérience', affirme-t-il. Revenant sur les dernières émeutes qu'a vécues la ville de Jijel, le DGSN a tenu tout d'abord à préciser que la personne qui s'est immolée n'est pas 'la propriétaire' de la bicoque à l'origine des troubles, mais il s'agit de son frère qui a succombé à ses blessures.
'L'enterrement a eu lieu hier, mais tout s'est déroulé dans le calme', a fait savoir le général-major Hamel. Ce dernier a donné les détails de l'affaire expliquant que les policiers n'ont rien à voir.
'Il s'agit d'un problème lié à la police de l'urbanisme qui a invité un jeune citoyen à enlever la bicoque de fortune installée sur la voie publique. Voyant qu'il n'y avait pas de répondant, les agents le prient une deuxième fois de la démonter, mais le jeune a refusé d'obtempérer. La suite tout le monde la connaît.' À propos d'immolation, le DGSN a fait observer que 'ce phénomène tabou nous vient d'ailleurs car il n'est dicté ni par notre culture ni par notre religion. C'est une pathologie qui touche une frange de notre société'.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Farès
Source : www.liberte-algerie.com