Depuis des années, l'on ne cesse de dresser des rapports sur le déficit en infrastructures, la mauvaise exploitation des plages et le défaut d'aménagement, mais peu de choses ont été faites sur le terrain.C'est un rapport au ton mitigé sur le déroulement de la saison estivale qui a été présenté pour débat lors de la dernière session de l'APW de Jijel. Si la commission chargée de ce volet a relevé certains points positifs, plusieurs lacunes ont été soulevées, notamment concernant l'absence d'une prise en charge des préoccupations déjà soulevées par le passé. De l'hygiène des plages, qui reste très aléatoire dans certains lieux, pollués par les eaux usées, au squat de ces dernières par des jeunes qui ne reconnaissent aucune autorité, en passant par l'absence de l'aménagement des camps familiaux, la note a été bien en deçà des aspirations. L'ont relève d'abord que les communes côtières ont bénéficié d'une subvention de 20 millions de dinars, dont 8,8 millions de dinars débloqués du budget de la wilaya, pour lancer les aménagements recommandés.
Les critiques soulevées portent notamment sur le manque d'une vision claire pour résoudre le problème du squat des plages, livrées, depuis des années, à des dépassements auxquels aucune autorité n'a pu faire face. A ce titre, on déplore que les avis d'appel d'offres lancés pour la concession des espaces de baignades se sont avérés infructueux, excepté pour trois bandes du littoral cédées à des privés à Kotama et aux grottes merveilleuses.
Confiée aux APC de gré à gré, la gestion du reste des plages, soit 19 sur l'ensemble des 22 autorisées à la baignade, a été retardée à cause de la lenteur des procédures administratives, selon les remarques du rapport de la commission de l'APW. Cette situation a laissé le terrain vide aux squatteurs qui se sont empressés d'occuper ces espaces, selon les termes du même rapport. L'enquête menée sur le terrain a permis de constater que les façades maritimes (les Fonts de mer) de Kotama, de la rue Rouibah Hocine (ex- Beau Marché) et du grand phare, connaissent des fortunes diverses.
Peu ou mal exploitées par rapport à leurs atouts, ces façades offrent, cependant, un cadre féerique pour les familles et les randonneurs. Si l'on déplore qu'à Kotama des jeunes dormant à la belle étoile posent un réel problème de sécurité, où des accrochages ont eu lieu le plus souvent avec les agents du nettoyage, à Beau marché, on est loin de vivre l'effervescence nocturne des années passées. L'étude lancée pour les besoins des aménagements prévus sur cette façade, par suite de son affaissement, est encore à un stade préliminaire. Au Grand phare, on constate un abandon des lieux qui manquent d'entretien, en dépit des aménagements réalisés.
Il reste à noter que la wilaya de Jijel, et en dépit de tous ses atouts naturels qui font d'elle l'une des meilleures destinations estivales du pays, est encore à un stade des plus rudimentaires en matière d'infrastructures d'accueil. Dépourvue d'hôtels de classe, elle offre un cadre d'hébergement très modeste à ses visiteurs. Cette carence a ouvert l'opportunité à l'hébergement chez les particuliers. Depuis quelques années, et face à la demande accrue, ces derniers font l'effort d'aménager des chambres ou des maisons à louer aux estivants. En dépit des instructions des ministères de l'Intérieur et du tourisme pour réglementer cette pratique, l'on constate toujours la même anarchie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouikri A
Source : www.elwatan.com