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Le cauchemar de la corniche Saison estivale à Jijel



Le cauchemar de la corniche Saison estivale à Jijel
Des ruées effrénées et successives de gens vers un lieu donné, où les conditions les plus élémentaires ne sont pas réunies à cet effet, à commencer par le civisme dont doit se prévaloir l'homme, peuvent avoir des incidences malencontreuses, sinon carrément néfastes.Au-delà de la mésaventure qui a failli tourner au drame, vécue, mercredi dernier, à la plage des Aftis par un habitant, c'est tout le concept du tourisme estival à Jijel qui mérite d'être débattu.
D'abord, saluons le geste salvateur de cette anonyme et courageuse dame, qui a pu extirper une petite fille de la mer qui venait de la happer. Mais le retard est encore là quand il s'agit d'intervenir en cas de noyade. Oui, il a fallu du temps pour que le premier secouriste arrive pour tenter d'entreprendre quelques gestes pour sauver la petite fille, presque agonisante. Beaucoup de temps a encore été «nécessaire» pour évacuer la noyée au poste de secours, dépourvu de la moindre source d'oxygène.
Pour arriver à la polyclinique de Ziama Manssouriah à bord d'une ambulance qui a mis une éternité pour arriver, il a encore fallu de la patience pour traverser un terrible bouchon de la circulation. Ni le gyrophare ni les feux de détresse ou encore la sirène mise en branle depuis le démarrage de la plage n'ont permis de laisser le passage à l'ambulance. L'angoisse a duré plus d'une heure avant d'arriver à bon port. Ghada a finalement été sauvée, mais le cauchemar continue de plus belle sur la corniche. Contrairement à l'animation, certes exceptionnelle, que connaît le littoral jijelien, les milliers d'estivants, venus en masse se bousculer sur une bande côtière qui s'est avérée être un bout de territoire incapable de contenir toutes ses vagues humaines, ne vont sûrement pas contredire la triste réalité du cauchemar que beaucoup vivent au quotidien. «Celui qui n'est pas venu ici n'a rien raté, il est bien chez lui devant sa TV», lance, avec ironie, un de ces estivants coincé dans un interminable bouchon de la circulation.
Usant de formules parfois maladroites face aux désagréments qu'ils vivent depuis la fin du Ramadhan, des Jijeliens ou d'autres riverains des côtes les plus fréquentées, s'emportent pour crier haut et fort que le tourisme estival n'est pas encore un mot qui trouve tout son sens à Jijel. Aux aléas de la cherté de la restauration et de l'hébergement, il faut constater que la RN43, qui mène en direction de la wilaya de Bejaia, demeure le plus grand point noir dans le registre maudit de cette corniche. «Que fait-on pour lancer un projet d'extension de cette route», s'interroge-t-on, d'ailleurs, et à juste titre. A ces aléas, s'ajoute une couverture téléphonique très aléatoire des trois opérateurs du mobile. Pour joindre un contact, il faut galérer, patienter ou perdre carrément tout espoir de prendre de ses nouvelles. Pour la petite l'histoire, et en plus de ses incalculables contraintes avec qui tout «touriste» doit s'accommoder pour séjourner sur la corniche, rappelons que la courte distance de quelques kilomètres qui relie Zima Mansouriah à la plage des Aftis vous fait prendre trois heures!
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