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La violence joue sans arbitre dans nos stades



La violence joue sans arbitre dans nos stades
Les médias ne font que ça. Ils alertent ceux qui sont censés apporter une réponse à cette violence qui laboure nos stades.Les graines de la violence que sèment ceux qui prennent plaisir à le faire, trouvent réponse lorsque le silence des uns et des autres se manifeste. Qui doit réagir ' La question ainsi posée, devient harassante, fait sourire et court-circuite toute réponse. Tout devient fragile. On évoque la fermeté de la commission de discipline qui prendrait toutes les mesures indispensables pour faire enterrer cette violence.Ce n'est pas nouveau ! disent ceux qui fuient les stades, et qui préfèrent rester chez eux pour suivre la rencontre. L'autre catégorie de professionnels propose à ce que les chaînes de télévisions se retirent des stades, puisque le technicien joue au gendarme du son, c'est à lui que revient la mission de surveiller les propos que «crachent» les supporters. Le germe de ce phénomène s'infiltre et les sanctions ne répondent plus à ce mal.La semaine écoulée, des dépassements ont débouché sur l'arrêt de trois rencontres. Ils étaient à l'aise, ils avaient tout programmé. Personne n'est responsable. Chacun se limite à condamner ces actes de vilenies. Chacun s'amuse à faire des déclarations aux médias, mais cela ne règle pas le problème. Nos stades ne doivent pas être des espaces de formation des jeunes amoureux de la violence.Et dans les clubs, la sanction doit aussi frapper, frapper très fort : «Nul ne doit être épargné par des sanctions, si sa responsabilité est engagée et démontrée dans les graves dépassements enregistrés ces dernières semaines», souligne un confrère. Comment le bureau de la LNFA réussira-t-il à faire exploser ce mal ' Continuera-t-il à condamner ce qui s'est passé dans quelques stades qui accueillent des matches de la division nationale amateur (DNA), fermer la parenthèse et classer le dossier comme d'habitude 'Pour un confrère, «la DNA est une boîte aux lettres, qui se contente de programmer les rencontres et d'enregistrer les résultats. La CFA désigne des arbitres à la carte et, à ce titre, elle porte une part de responsabilité dans ce qui s'est produit à Jijel. C'était un match à gros enjeu et la CFA n'a pas trouvé mieux que de désigner un jeune arbitre sans grande expérience pour diriger cette rencontre». Faudra-t-il que ce soit un journaliste qui évoque ce phénomène ' La rage qui envahit les jeunes supporters.Des jeunes qui piétinent tout ce qui pourrait redonner vie à ce sport. Ces gladiateurs jurent de remettre le compteur à zéro et de faire dégénérer les rencontres de football en un spectacle qui terrorisera les amoureux de ce sport. Ils savent que rien ne pourra les arrêter, encore moins les sanctions. Sur quelques stades, ce sont aussi ces altercations entre joueurs qui se développent et, plus grave, ces agressions contre des arbitres.«Ici et là, des voix dénoncent les agissements de certains individus tapis au sein des structures qui soufflent sur les braises pour attiser le feu, et ce, dans l'unique but de faire prospérer leurs affaires...»Non, personne n'a le droit d'attendre à ce que la situation s'aggrave pour réagir fermement. La violence, un phénomène ravageur qui n'épargne personne. Nos stades ne doivent pas être ces arènes. La course contre la montre pour empêcher qu'ils ne recommencent est engagée et ce pour éviter à ce que ce sport ne se mélange pas à la boxe au judo, où tous les coups sont permis.


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