Le prix de la sardine est désormais une véritable insulte pour le consommateur.
Avec 250 DA le kilo, celle-ci est inaccessible pour les bas revenus qui, dans un contexte de nette érosion du pouvoir d'achat, doivent juste se contenter d'observer des yeux le petit poisson bleu. Même au plus fort de l'été, le produit n'a guère affiché de répit, il s'est vendu presque au même prix, au grand dam de ses amateurs, tant pour son goût que pour ses qualités nutritives. Après avoir été longtemps «le plat du pauvre», il se hisse, à l'instar de la viande, au rang des produits «interdits» à la consommation.
Le comble est que la sardine proposée n'est souvent pas fraîche, constatent des consommateurs. Faute de preneur, des casiers entiers sont exposés à longueur de journée au soleil chez des poissonniers qui voient leur commerce subir les contrecoups de cette terrible hausse.
A Jijel, les pêcheurs sont unanimes pour décrier la précarité des conditions de leur métier, qui, confessent-ils, ne rapporte plus rien. A en croire leurs lamentations, les fonds marins se sont vidés de l'espèce et il n'y a pas plus de poisson à pêcher. La pollution et la pêche excessive, expliquent-ils, sont la cause de cette pénible situation qui risque de porter, selon eux, le prix du poisson à des seuils encore plus inimaginables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djihane Z
Source : www.elwatan.com