Jijel - A la une

La population toujours sous l'emprise de la peur Attaque terroriste contre l'aéroport de Jijel



L'opinion publique locale n'élimine pas d'éventuels réseaux de soutien aux terroristes. Au moment où nous mettons sous presse, le ratissage se poursuit et les hélicoptères survolent les hauteurs de la localité.
Des convois militaires acheminent toujours les troupes avec armes et bagages dans le cadre de la traque lancée contre le groupe terroriste auteur de l'attentat terroriste contre l'aéroport de Jijel, qui n'a fait aucune victime. Depuis dimanche, les hélicoptères pilonnent les hauteurs de l'oued Djen Djen dans les monts de Beni Khattab, à l'est de Jijel, pour débusquer les hordes sanguinaires et déminer les sentiers afin de faciliter la progression des patrouilles terrestres. «Les hordes sanguinaires sont revenues à Jijel pour semer la panique et la peur»,
lance un habitant de la localité d'Achouate, non loin de l'aéroport Ferhat Abbas de Jijel. La population de la wilaya de Jijel craint le retour de la barbarie des hordes intégristes. C'est le retour de la peur. Jamais la région, notamment Jijel, n'a connu une aussi sanglante attaque, même si d'autres actes plus ou moins violents ont été commis en dehors des villes par les mêmes groupes du GSPC,
il y a quelques années. Plusieurs attentats meurtriers ont été commis par les phalanges intégristes à travers les localités de la wilaya de Jijel, à l'exemple des 7 agents de sécurité assassinés à Ziama Mansouriah lors d'une embuscade tendue à Timridjane et des douze militaires tués dans les mêmes circonstances à Oued Ledjenane, en 2004. La psychose qui s'est emparée de la population de Jijel était perceptible au moment et après l'attentat.
La nouvelle de cette tragédie s'est répandue telle une traînée de poudre à travers tout le territoire de la wilaya. Selon les témoignages recueillis auprès de citoyens, les terroristes, après leur sale besogne, ont pris la fuite vers le massif boisé des hauteurs d'oued Djen Djen, via les monts de Beni Khattab surplombant la commune d'Emir Abdelkader à l'est de Jijel, en abandonnant leur véhicule à l'entrée du massif. Cet ignoble acte ne serait qu'une tentative de diversion du GSPC, dont des éléments sont encerclés en Kabylie, estiment les spécialistes du terrorisme.
Lundi matin, les citoyens de cette localité se sont rassemblés au siège de la daïra en demandant la restitution de leurs armes pour assurer la sécurité de la zone. L'opération de ratissage, apprend-on de sources sécuritaires, a pour but de mettre hors d'état de nuire le groupe de terroristes de la seriat El Fath El Moubine, affiliée à Aqmi et qui active depuis plusieurs mois dans la région, notamment dans les montagnes de Beni Khattab, à 40 km au sud est de Jijel.
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