
Les récentes fuites de presse au sujet d'un éventuel retrait des Qataris de leur projet d'investissement sidérurgique à Bellara, a visiblement mis le gouvernement dans l'embarras.Ne sachant rien de ce que ces Qataris ont décidé, Amara Benyounes, ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, s'est livré à des déclarations qui ont remis sur le tapis les doutes ayant toujours entouré les projets de Bellara, dont aucun n'a vu le jour jusqu'ici.En dépit de la déclaration du ministre, selon laquelle il n'y a pas de problème majeur pour la signature du pacte final d'actionnariat avec Qatar Steel et Qatar mining, des médias spécialisés supputent l'annulation de ce projet. Ces mêmes médias prédisaient même la prise d'une décision définitive à ce sujet à la fin du mois de novembre écoulé. Si Amara Benyounes s'est engagé à réaliser cette usine avec ou sans les Qataris, à Jijel, on affiche, plutôt, un scepticisme à l'égard des investisseurs de cet Emirat du Golfe. «Bon débarras», semble même dire certains, à l'annonce du possible retrait de ces derniers, de ce projet. «L'Algérie a les moyens financiers pour prendre en charge un tel investissement, alors pourquoi s'associe-t-on avec ces Qataris qui sèment le trouble là où ils passent dans les pays arabes '» s'interroge-t-on.En réalité, la controverse autour de ce projet est à mettre sur le registre du feuilleton interminable de Bellara. Avant les Qataris, il y a bien eu les Egyptiens d'El Ezz Steel, ArcelorMittal, Renault, ainsi que bien d'autres projets promis par des Italiens, des Japonais et d'autre pays. Des délégations et des représentants de ces groupes et de ces pays s'étaient même déplacés à Bellara pour s'enquérir de l'état du terrain et des opportunités d'investissement qu'offre le site. Le résultat est resté le même, et à ce jour aucun de ces projets ne s'est concrétisé.Amara Benyounes tiendra-t-il sa parole ou se laissera-t-il piéger par le sort «maudit» de cette zone qui dure depuis plus de 40 ans ' Rappelons que cette usine sidérurgique est inscrite dans le registre des priorités du gouvernement depuis les années? 1970 ! L'usine de Bellara est devenue une nécessité pour augmenter la production nationale en produit sidérurgique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouikri A
Source : www.elwatan.com