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La pièce Blâme clôt la manifestation



La pièce Blâme clôt la manifestation
Le rideau est tombé jeudi dernier sur les journées théâtrales organisées par la direction de la culture de Jijel en collaboration avec le commissariat du 8e Festival international du théâtre de Béjaïa, avec la présentation par la troupe irakienne du Théâtre impossible de la pièce Blâme à la maison de la culture Omar Oussedik.Une analyse manichéenne de la situation qui prévaut dans le monde d'une manière générale, et le monde arabe en particulier. Le metteur en scène et scénographe, mais aussi comédien dans cette pièce, Anas Abdessamed, a choisi de taire les voix pour exprimer ses pensées qui se sont manifestées par des signes, des danses et des acrobaties.Devant une assistance moins importante que les journées précédentes, la pièce débute par une posture statique des comédiens, notamment de la femme habillée d'un niqab noir, qu'elle ôtera durant toute la représentation, avant de le revêtir avant le baisser du rideau. C'est la femme qui se libère de tout ce qui lui est imposé le temps de ce «blâme». L'autre point que remarquera tout spectateur, sont ces bourdonnements continus de mouches par lesquels sont traduites les pressions de la vie quotidienne, la somme d'informations -plus souvent les mauvaises- qui nous assaillent chaque minute, l'explosion des actions maléfiques. Le langage des signes est, comme le dira le metteur en scène, un langage compréhensible par tous.D'ailleurs, cette pièce a déjà été présentée, outre à Béjaïa, en Hollande, en Suisse et au Japon. Jouée par des Irakiens et des Algériens, on y retrouvera Anas Abdessamed, Meriem Djedis, Mohamed Amar Ayoub, Zaki Takik, Yahia Boudoucha et Berhoum Madloum. Le plateau technique était dirigé par Nadem Hassan, Yasser Fadhel et Hichem Jouad. Les comédiens, à travers leurs gestes hagards et leur tournoiement, expriment les malheurs humains en montrant la violence et la réalité amère. Ces gesticulations sont un appel à la fin des tortures, des violences et du terrorisme. C'est en quelque sorte une invitation à la coexistence, à la prééminence du bien sur le mal. Anas Abdessamed s'est dit très content d'être en Algérie et s'est réjoui de découvrir la beauté de la nature de la corniche jijelienne, où se marient les montagnes verdoyantes et la mer et qui, nous dira-t-il, présente tous les atouts pour être une destination de rêve pour les touristes. Il nous quittera avec une salutation de son Baghdad «qui se porte désormais beaucoup mieux».
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