
En dépit d'une croissance de sa population, la ville de Jijel n'arrive pas encore à se doter d'un marché digne de ce nom, à l'instar de l'ancien datant de l'époque coloniale.Situé en plein centre-ville, et bien que modeste, il continue d'accueillir chaque jour des milliers de personnes, beaucoup plus intéressées par la vente de fruits et légumes qui se fait sur les trottoirs et la chaussée.La propreté est le mot qui va le moins avec le marché à ciel ouvert puisque certains jours, les odeurs nauséabondes vous coupent carrément le souffle. La construction dans la précipitation de marchés couverts à Village Moussa et Ayouf, n'a pas changé la situation. Pire, ces derniers ne reçoivent que peu de commerçants puisque la plupart préfèrent continuer à vendre aux abords.Ces hangars métalliques sans âme, installés dans la hâte dans le milieu urbain, ressemblent plus à des verrues qu'à des installations adaptées à recevoir des acheteurs. Si au marché d'Ayouf, quelques commerçants ont daigné s'installer, à Village Moussa, la situation est encore pire. Le projet d'un marché couvert au centre-ville, sur plusieurs étages a toujours été abordé par les assemblées populaires communales qui sont passées par la commune de Jijel.Intervenant à ce propos sur les ondes de la radio, Yazid Abdellah, maire de Jijel a expliqué le pourquoi d'une situation que l'APC n'arrive pas à changer. Il évoquera le problème de l'assiette foncière sur laquelle est construit l'ancien marché. Si la construction, a-t-il précisé, appartient à la commune, il n'en est rien pour le terrain. Si bien, a-t-il ajouté, si on procède à la démolition, on ne pourra pas reconstruire le marché. Cette situation pénalise grandement le centre-ville qui n'arrive pas ainsi à se «rajeunir» pour s'adapter aux nouvelles exigences démographiques.Le P/APC a affirmé que des démarches sont entreprises, notamment avec l'assemblée de wilaya, pour étudier le rachat par la commune de cette assiette foncière qui permettra à court terme d'avoir un véritable marché dans la ville. C'est dire aussi la nécessité de ne plus refaire les catastrophes architecturales des hangars métalliques et aller vers des constructions plus étudiées de ce point de vue. Il est temps que la ville ait son marché couvert.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com