Avant Kotama, c'était déjà Sidi Abdelaziz, la portière est du littoral jijélien, qui reçoit sa dose. Les parasols couvrent le sable de cette plage, qui rassemble les adeptes de la mer dans un brouhaha estival, qui n'a pas tardé à retrouver son ambiance.L'ouverture des plages et des espaces de loisirs et de détente n'a pas trop tardé à être saisie par les citoyens à Jijel, sortis en masse prendre un bol d'air. Que ce soit en bord de mer ou dans les sites forestiers, sinon au parc animalier de Kissir, c'est l'affluence des grands jours. De nombreuses familles se déplaçant dans des voitures immatriculées dans d'autres wilayas ont pris d'assaut ces espaces. Au grand bonheur des commerçants, des restaurateurs surtout, l'aubaine a vite été saisie.
Dans la célèbre localité des Aftis, à l'ouest d'El-Aouana, sur la corniche, l'ambiance est au rendez-vous. La plage est envahie de bout en bout par des baigneurs, ravis de retrouver la fraîcheur de la mer sans être inquiétés. En cette fin août particulièrement pénible, la vie reprend des ailes à Jijel. En plein jour, et alors que le thermomètre affiche des températures plus clémentes par rapport à l'épisode caniculaire des derniers jours, le mouvement des véhicules augure d'un retour à la normale.
La circulation reste fluide. Il est vrai que pour les initiés aux grands rendez-vous estivaux des années passées, l'ambiance est loin d'être démesurée. "Ça circule, mais pas trop", tient-on à insister. Dans les rues commerçantes, c'est le soulagement. Les jeunes déambulent. Les femmes accompagnées de leurs enfants aussi. Mais un monde fou est là. Il est juste à quelques pas du centre-ville, à la plage Kotama. Le célèbre casino est pris d'assaut. À son flanc ouest, l'hôtel Kotama est fermé.
Depuis plusieurs années, il ne reçoit plus de clients. Non pas parce qu'il est contraint à la fermeture à cause de la crise sanitaire, mais parce que des procédures administratives l'ont réduit à cet état de non-activité. Il faut dire que Jijel, en dépit de ses opportunités touristiques avérées et tant vantées, reste une région moins dotée en infrastructures hôtelières. Des établissements non classés meublent son parc hôtelier et les projets des grands hôtels sont éternellement en balbutiement.
Comme d'ailleurs ses zones d'expansion touristique, érigées juste en maquettes dans les bureaux administratifs. Qu'à cela ne tienne, puisque tout cela ne semble pas intéresser les estivants qui débarquent de partout pour mettre le cap sur la capitale de la corniche. "On dirait qu'ils étaient là bien avant", lâche Hocine, notre accompagnateur, visiblement impressionné par ce mouvement dans les plages. Avant Kotama, c'était déjà Sidi Abdelaziz, la portière est du littoral jijélien, qui reçoit sa dose.
Les parasols couvrent le sable de cette plage, qui rassemble les adeptes de la mer dans un brouhaha estival, qui n'a pas tardé à retrouver son ambiance. Sur la RN 43, en direction de Jijel, le mouvement des véhicules est incessant. Sur les deux bords de la route, des jeunes s'installent et proposent du maïs grillé. Ils s'installent surtout à Tassoust, près du campus universitaire. À la plage de cette localité côtière, c'est plutôt le calme qui règne sur le sable. Quelques parasols meublent un littoral qui ne fait curieusement pas le plein.
Plus à l'ouest, c'est encore Kotama qui apparaît avec son effervescence. Encore plus à l'ouest, ce sont les célèbres plages et criques de la région qui font l'aura de la corniche, qui ont rassemblé des milliers d'estivants. Au parc animalier de Kissir, c'est l'ouverture. L'aubaine est à ne pas rater. "On peut facilement récupérer ce qu'on a perdu durant tout ce mois de confinement", se réjouit un agent à l'entrée de ce parc. C'est dans ce contexte d'animation que la corniche a retrouvé son ambiance, au grand bonheur des familles enfin déconfinées !
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com