La Direction du tourisme, de l'artisanat et du travail familial a organisé, jeudi, une journée d'information animée par des représentants de la Protection civile, de la Sûreté de wilaya et de la Direction de la santé sur la résidence chez l'habitant.Cette manifestation s'est déroulée à la salle de conférences de la Cité administrative en présence des gérants des agences de voyages, des présidents des Assemblées populaires des communes côtières.
En effet, la résidence chez l'habitant durant la saison estivale est un phénomène qui prend de l'ampleur notamment dans la wilaya de Jijel à cause du déficit dont souffre la wilaya en infrastructures d'accueil.
Les intervenants ont énuméré les inconvénients de cette formule. En dépit de la promulgation d'un texte régissant la résidence chez l'habitant, force est de constater que de nombreux citoyens qui y recourent sont réfractaires à se mettre conformément aux lois en vigueur, à savoir l'élaboration d'une déclaration auprès des services concernés.
Les avis sont unanimes, cette activité lucrative échappe totalement au contrôle des services de l'Etat dont la Direction du tourisme et les collectivités locales, ce qui constitue une contrainte de taille pour quantifier le nombre exact des estivants qui ont visité la wilaya.
Les services de la Direction du tourisme précisent que cette formule concerne la location provisoire d'un logement répondant aux normes de sécurité, de santé, soulignant que le propriétaire du logement doit faire une déclaration auprès des services de sa commune dans laquelle il décline son identité , le lieu de sa maison et le nombre de chambres louées avec l'acte de propriété.
Il y a lieu de souligner que les présents dont les maires des communes côtières, des fonctionnaires communaux chargés de ce dossier ont soulevé un certain nombre de contraintes qui empêchent la mise en application du texte régissant cette formule dont, entre autres, la prolifération des constructions illicites, 90% des logements objet de location n'ont pas d'actes notariés, selon l'avis d'un cadre à la commune de Jijel, la réticence des citoyens vis-à-vis de la déclaration car ils préfèrent louer leurs logements clandestinement.
Le directeur du tourisme, de l'artisanat et du travail familial a mis l'accent sur le travail de sensibilisation pour que les intervenants dans cette filière «clandestine» se conforment au texte régissant cette formule gérée par une nuée d'intermédiaires dont un grand nombre sont des «bandes de voyous» dont les agissements risquent de porter atteinte à la vie des estivants en quête d'un logement pour passer de paisibles vacances .
Bouhali Mohammed Cherif
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouhali Mohammed Cherif
Source : www.lesoirdalgerie.com