
La troisième pièce programmée dans le cadre du Festival international du théâtre de Béjaïa, a été incluse dans les festivités du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre et jouée tard dans la soirée de lundi dernier à la maison de la culture Omar Oussedik de Jijel en présence des autorités.La première partie de la soirée a été consacrée à la projection du film Serkadji, Barberousse, réalisé par Mohamed Sahraoui sur un texte du poète Rabah Drif et produit par le ministère des Moudjahidine. La projection de cette fiction d'une durée de 94 mn, basée sur des faits historiques réels qui se sont produits dans cette prison, s'est contentée d'une lecture numérique basique, ce qui n'a pas donné l'éclat souhaité aux images du film, dont le rendu sur l'écran était terne.Pour la partie théâtrale, le monodrame de la troupe jordanienne, mis en scène par Nacer Ezouaâbi sur un texte de Djihad Menasra et Khalil Chehada, a été suivi avec une grande attention par un public très sensible à tout ce qui touche à la cause palestinienne. Si pour les chants accompagnés d'une musique de Nacer Ezouaâbi les oreilles s'en délectaient, la qualité de cette représentation exécutée avec vivacité par le comédien Khalil Chehada, a été tout de même quelque peu ternie par une voix qui ne portait pas loin, en l'absence de microphones au-dessus de la scène, ou encore mieux portée par le comédien. N'empêche, l'essentiel du message semble avoir dépassé ces petits manques.Les souffrances, l'oppression au quotidien, les frustrations accumulées, en bref les vicissitudes des Palestiniens, vivant dans le désormais asile qui les a vu naître ou dans les camps de réfugiés disséminés dans les pays de la région du Moyen-Orient, depuis le coup d'épée de l'ONU qui avalisa le début des dépossessions, des exils et l'entrée dans la damnation de tout un peuple avec l'assentiment des puissants et parfois même le silence des proches.Un peuple réduit à vivre dans les camps de réfugiés par la grâce d'entendements secrets et de connivence avec le sionisme. Le discours du comédien met le personnage dans un conflit. Il erre dans une réalité amère, où se déroule le combat entre l'acceptation du fait vécu ou son rejet. Face à cette réalité douloureuse, que reste-t-il ' La résignation ' Non ! De la détermination, encore et encore.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fodil S
Source : www.elwatan.com