Jijel - A la une

Journée d'information sur le diabète à Jijel : La maladie affecte plus de 50 000 personnes



Le changement deu mode alimentaire et la sédentarité, qui restent des facteurs directement mis en cause dans l'augmentation de la fréquence du diabète, ont été au centre des interventions des spécialistes, mercredi dernier, à la tribune de la salle de conférences de la cité administrative de Jijel, pour débattre du thème de cette pathologie.Tenue sous l'égide de la wilaya, de l'administration locale et de la direction de la santé à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, que la communauté médicale célèbre le 14 novembre de chaque année, cette rencontre a permis de cerner les différents volets de la prise en charge de la maladie. Diabétologue et spécialiste en endocrinologie, le Dr Bouab a accaparé l'attention de l'assistance par une intervention qui a fait le tour du diabète et de ce que le citoyen doit savoir sur cette pathologie.
S'il a mis en relief l'évolution du mode de vie depuis les années 1980 à ce jour, il a fait part, avec parfois de l'humour, que les prix du pain, de l'essence et de la télévision restent parmi les moins chers au monde, ce qui condamne l'Algérien à un régime sédentaire et alimentaire qui favorisent l'obésité et le déclenchement du diabète.
Bien sûr que le praticien n'appelle pas à l'augmentation de ces prix, mais il attire l'attention sur le fait que devant la TV ou dans la voiture, le citoyen reste condamné à ne plus bouger et qu'en surconsommant le pain, les féculents et les graisses, comme c'est le cas dans notre pays, il fait le nid du diabète, devenu une pathologie qui a un coût économique des plus élevés.
Le Dr Bouab a cependant fait part de sa satisfaction de la prise en charge du diabète dans la wilaya de Jijel, qui a été, selon l'étude baromètre de l'année 2017, la plus équilibrée en termes de moyenne de l'hémoglobine glyquée à l'échelle nationale.
Le mérite revient, a-t-il noté, à l'effort des praticiens chargés du suivi de la maladie, à la maison du diabétique relevant de la DSP et aux organismes d'assurance, qui assurent, selon ses propos, une meilleure couverture sociale dans le remboursement des frais de soins pour diabétiques. Jusqu'au 30 octobre du mois dernier, la CNAS de la wilaya de Jijel a compté plus de 29 000 diabétiques, un chiffre qui passe à plus de 50 000 si on lui ajoute les malades recensés par la Casnos, la DASS et la Caisse militaire.
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