La direction de la Santé et de la Population a organisé, conjointementavec le conseil de l'ordre des pharmaciens, jeudi dernier, une rencontre àl'école paramédicale, au cours de laquelle, était débattue la question del'exercice réellement vécu par la profession des pharmaciens et les problèmesauxquels ils sont confrontés.En effet, les pharmaciens de la wilaya de Jijel, notamment ceux exerçantdans les centres urbains de Jijel, Taher, El-Milia, n'ont pas manqué dedéplorer les «deux poids, deux mesures», des autorités concernées dansl'application de la règlementation régissant cette profession notamment lorsdes inspections des officines publiques et privées. Ils estiment que lesofficines d'Etat ou à proprement parler «les points de vente des produitspharmaceutiques relevant de l'ENDIMED bénéficient des faveurs del'administration lors des inspections concernant les conditions élémentairespour l'exercice de la profession de pharmacien». Plus loin, un intervenant aparlé «d'officines qui, à défaut de pharmaciens, fonctionnent avec desvendeurs»; ce qui constitue selon certains, un sérieux problème sur lacommercialisation des médicaments. D'autres participants ont soulevé leproblème de l'implantation des officines qui selon eux, ne tient pas compte duparamètre population qui est de 01 pharmacien pour 5.000 habitants. Il y aprolifération de pharmacies à chaque coin de rue, disent-ils encore. D'autresreprochent à la tutelle «le non-respect de la règlementation en vigueur dansl'octroi des agréments». La question des inspections des officines a focaliséle débat qui a dressé un constat critique sur l'exercice de la profession depharmacien dans une conjoncture où le système de santé en Algérie, vit unecrise profonde faute d'une approche cohérente et globale susceptible d'apporterles bonnes solutions.Pour leur part, le directeur de la Santé et de la Population et leprésident du conseil de l'ordre, ont essayé de donner des éclairages et derépondre à un certain nombre de questions touchant directement la pratique decette profession médico-commerciale. Les intervenants ont aussi abordé laquestion des gardes et le non-respect des horaires d'ouverture et de fermeture,notamment par les officines qui sont mitoyennes à des hôpitaux ou structuressanitaires.L'Etat doit impérativement «frapper» fort pour remettre de l'ordre danscette noble profession.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bouhali M C
Source : www.lequotidien-oran.com