En dépit desefforts consentis par les pouvoirs publics pour garantir une meilleure prise encharge sanitaire en milieu scolaire, force est de reconnaître que la santéscolaire, notamment bucco-dentaire, demeure confrontée à un certain nombre decontraintes qui entravent le bon fonctionnement de ce secteur appelé à jouer unrôle de première importance sur le volet prévention.En effet, selonun rapport de la direction de la Santé, de la Population et de la Réformehospitalière, on apprend que durant l'année 2005/2006, on a enregistré 54.210élèves dépistés sur un total de 55.012 soit un taux de couverture de 98,54% .Un chiffre qui reflète les efforts déployés par les services concernés pour assurerune meilleure couverture de cette importante frange sociale. Cependant forceest de constater que la situation de la santé bucco-dentaire demeure aléatoire.A ce sujet, le rapport de la DSP fait état, durant la même période, de 33.443élèves destinés à une prise en charge alors que 5.904 sont pris en chargeeffectivement, soit un taux assez faible. Un chiffre qui exprime cettesituation, de plus en plus préoccupante et qui doit faire réagir les servicescompétents pour remédier cet état de fait. On apprend par ailleurs que la cariedentaire constitue un vrai casse-tête pour les services de la santé car elletouche un nombre important d'élèves. Le rapport de la direction de la Santé, dela Population et de la Réforme hospitalière, déplore également l'indisponibilitéde fauteuils dentaires dans 20 UDS sur les 30 que compte la wilaya. Il convientde signaler que la santé scolaire fait face à un certain nombre de problèmesqui constituent des contraintes majeures pour assurer une meilleure prise encharge des élèves notamment dans les régions les plus reculées où la couverturesanitaire demeure aléatoire faute d'équipements et de structures sanitairesdans ces régions. L'on cite, alors, le manque de prise en charge des maladesdont l'état nécessite un suivi auprès des médecins spécialistes,l'indisponibilité des fauteuils dentaires dans la quasi-totalité des UDS et ledéficit en matériel et consommables médicaux dans ces structures, de même quele relâchement des commissions de coordination de la santé scolaire dans lescommunes. On cite, en outre, l'inexistence des dossiers médicaux des élèvesdans les établissements, ce qui complique leur suivi médical devenu, de plus enplus difficile, voire impossible. La triste réalité de la santé scolaire quandà défaut d'une salle adéquate pour les consultations, le médecin est contraintsouvent de les faire soit dans des salles de classe ou dans un minuscule bureaudépourvu de tous les moyens et matériel médical, car le bus de la solidariténationale censé transporter les élèves au centre de santé, ne marche pas fautede carburant. Une situation qui doit inciter les autorités locales à relancerla commission de wilaya de coordination chargée de la santé scolaire pourredynamiser l'inter-sectorialité qui est un vain mot concernant ce dossier qui,faut-il le souligner, constitue une priorité des pouvoirs publics notamment encette conjoncture caractérisée par le retour des certaines épidémies telles lagale, la fièvre typhoïde... Pour ce qui est de l'encadrement assurant lefonctionnement de la santé scolaire, on dénombre 31 médecins généralistes dont13 contractuels, 26 chirurgiens-dentistes, 05 psychologues et 42 paramédicaux.Des médecins avec lesquels nous nous sommes entretenus n'ont pas manqué desoulever quelques problèmes auxquels ils font face notamment l'indisponibilitédu matériel médical et l'interminable histoire de transport des élèves.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bouhali M C
Source : www.lequotidien-oran.com