Célèbre par un littoral à la vertu paradisiaque avérée qui s'étend sur120 kilomètres de l'extrême nord-est à partir des limites avec la wilaya deSkikda jusqu'à celles de la wilaya de Béjaïa au nord-ouest, Jijel et sa régioncôtière pataugent encore au stade d'un tourisme rudimentaire. Le manque crueldes capacités d'accueil conjugué à la baisse du pouvoir d'achat des citoyensqui désertent désormais les plages pour des raisons économiques, ainsi quel'état franchement déliquescent de certaines plages, sont autant de facteursqui semblent freiner l'ardeur touristique de la région.Autant dire qu'en dépit de ce constat amer, force est de reconnaître queJijel reste l'une des destinations touristiques les plus prisées si on seréfère à ce mouvement estival dans lequel se trempe la ville chaque été,particulièrement depuis la signature de la trêve avec l'ex-AIS et la redditiondes ses éléments. Ceci dit, ce retour progressif au calme n'a pas été suivid'un véritable boom touristique comme cela a été promis par les projets tantmiroités aux côtes encore vierges et naturelles de la région.Ces côtes sont toujours tristement livrées à la précarité des capacitésd'accueil ou carrément livrées à un état des lieux broussailleux, faute bienévidemment d'un investissement touristique digne de la beauté des sites. Lemanque de certaines commodités au sein même de ces plages, tels les toilettes,les douches ou des terrasses aménagées pour le repos des estivants, sont encoredes petits détails qui entachent la réputation de ces côtes. L'incivisme desestivants qui font guère attention aux torts qu'ils causent à ces plages qu'ilspolluent par leurs gestes inconscients lorsqu'ils laissent tomber sur le sableleurs détritus et autres déchets, est encore un point de désordre à marquer surle registre de ces plages jamais nettoyées.Dame nature a ainsi doté la corniche jijelienne d'est en ouest, de sitesparadisiaques à la hauteur de la réputation de cette région restée, hélas, àson état naturel mais qui aurait pu avoir un sort meilleur si elle a eu lemérite d'être secouée par des projets touristiques. Dans ce sillage, il fautnoter cette cruelle réalité qui fait que les côtes Est de la wilaya restent lesmoins pourvues en matière d'infrastructures touristiques. Hormis l'hôtel LesEmeraudes à Tassoust et un modeste établissement hôtelier à Sidi Abdelaziz, lesautres plages sont dépourvues d'un minimum d'infrastructures pour l'hébergementdes estivants. Cette disparité a créé un net déséquilibre touristique entrel'est et l'ouest de la corniche jijelienne. A l'ouest, c'est le faste pour lesestivants d'une certaine classe venant d'Alger, de Sétif ou d'ailleurs et donton peut facilement deviner l'origine grâce aux plaques d'immatriculations deleurs voitures.La côte Est reste plutôt mal fréquentée ou simplement investie par demodestes vacanciers venant des villes et villages avoisinants juste pourassouvir la passion de la mer dans des conditions loin d'être commodes pour unséjour balnéaire. Toutefois, il faut reconnaître que la côte Est demeure toujours amputéeda sa plus belle plage, celle de Oued Z'hor, fermée pour des raisons desécurité depuis que les éléments terroristes ont investi la région au début desannées quatre-vingt-dix. Réputée par son site digne d'un paradis naturel surterre, cette plage, située à l'extrême nord-est de la commune d'El-Milia, justeà la frontière avec la wilaya de Skikda, était la destination de prédilectionde tant d'estivants qui regrettent aujourd'hui sa fermeture.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zouikri
Source : www.lequotidien-oran.com