
Vous voulez réagir à l'article «Ressources hydriques en Algérie / situation délicate à l'horizon 2025» paru dans El Watan le 22 mars, à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau...Oui, et c'est pour dire que les eaux souterraines demeurent la source d'AEP la plus sûre en Algérie en termes de quantité (18 milliards de mètres cubes) et de qualité. Par contre, les barrages ne représentent que 7,5 milliards de mètres cubes, c'est peu malgré les efforts consentis. A mon sens, la sécurité hydrique de l'Algérie se résume en trois points cardinaux :- L'eau souterraine devrait impérativement être intégrée dans un schéma de gestion. L'application des modèles numériques prévisionnels est une nécessité pour mieux la gérer. Un modèle débouche sur un plan d'exploitation qui définit le nombre et la localisation des nouveaux forages, qu'on devrait protéger pour leur éviter les diverses pollutions.- Les barrages devraient subir une cure pour augmenter leur volume d'eau mobilisable.- Lutter contre le gaspillage en créant une loi qui tienne compte de la situation actuelle (nombre de piscines, nombre et parcs et jardins, mode de vie,etc.), tout en augmentant le prix du mètre cube.Vous avancez que Jijel est en train de rater sa vocation de pôle d'excellence de l'eau 'Le développement d'infrastructures hydrauliques devrait s'accompagner d'un appui universitaire et scientifique. L'université de Jijel est appelée à jouer son rôle par la création d'un département d'hydrogéologie et environnement qui assurerait la formation des futurs cadres. C'est dans ce sens que je propose un travail détaillant l'offre en fonction de la vocation de la région, de sa pluviométrie, du nombre de barrages, de l'effectif d'enseignants et chercheurs. Par ailleurs, la formation aux métiers de l'eau n'est pas encore à l'ordre du jour. Les centres de formation locaux devraient s'y mettre avec l'appui du futur département et de l'université, ou alors un institut des métiers de l'eau comme celui de Limoges, en France.Est-il possible que Jijel devienne un réservoir hydrique des Hauts-Plateaux et de l'est du pays de par le nombre de barrages réalisés sur son territoire 'Jijel recèle un fort potentiel en ressources en eau, sa pluviométrie est très abondante (environ 950 mm en moyenne) et contribue à alimenter les différents hydrosystèmes de la région (oueds, lacs, nappes).Elle possède cinq barrages et est en pole position pour devenir la capitale algérienne de l'eau. Nous ?uvrons, nous scientifiques, pour concrétiser ce projet.Vous militez pour un projet scientifique et de recherche. Comment cela est-il possible 'Cela concerne la création d'un nouveau département, car nous avons un bon encadrement, une forte demande auprès des étudiants, un laboratoire de recherche dans lequel une équipe travaille sur plusieurs projets en rapport avec l'eau et l'environnement, et puis Jijel est la seule ville parmi ses voisines (Béjaïa, Skikda, Mila et Sétif) à disposer d'une formation en hydrogéologie, donc elle peut jouer le rôle d'un pôle universitaire régional.L'objectif est de lancer des projets régionaux de recherche sur l'eau, l'agriculture et l'environnement aquatique allant de Tazmalt (Béjaïa) à Azzaba (Skikda) et de Aïn Azel (Sétif) à Jijel en passant par Teleghma et Beni Haroun, dans une approche plus régionale du territoire afin de mieux mettre en valeur et optimiser les ressources en eau du proche-Est algérien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor Z
Source : www.elwatan.com